Le kava provient de la racine séchée du Piper methysticum, une plante originaire des îles du Pacifique Sud. La valériane, quant à elle, trouve ses origines en Asie et en Europe, bien qu'elle soit aujourd'hui également cultivée en Amérique du Nord. Avant d'utiliser l'un ou l'autre de ces compléments alimentaires, il est indispensable de consulter un professionnel de santé.
Utilisations
Kava et valériane possèdent toutes deux des propriétés sédatives et anti-anxiété. Dans certains cas, le kava est utilisé contre la dépression, le syndrome de fatigue chronique, les maux de tête, le rhume, la prévention du cancer, les infections urinaires, les troubles menstruels et le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH), même si les preuves scientifiques soutenant ces usages restent limitées.
La valériane peut également être employée en cas de dépression, de troubles gastro-intestinaux, de TDAH, de douleurs musculaires, de maux de tête, de douleurs articulaires, de problèmes menstruels ou d'agitation nerveuse. Medline Plus précise toutefois que des preuves scientifiques supplémentaires sont nécessaires pour confirmer pleinement son efficacité.
Mode d'action
Selon le Bureau des compléments alimentaires des National Institutes of Health (NIH), les scientifiques n'ont pas encore identifié avec certitude les constituants actifs de la valériane. Son effet pourrait résulter de l'interaction entre plusieurs composés. Une valériane standardisée contient généralement des huiles volatiles, des sesquiterpènes volatils ou des valepotriates.
Du côté du kava, les molécules responsables de son efficacité sont les kavalactones, notamment la méthysticine, la dihydrokawaïne, la kawaïne, la dihydrométhysticine, la désméthoxyyangonine et la yangonine. Les chercheurs n'ont pas encore élucidé le mécanisme exact d'action du kava. Celui-ci pourrait agir sur le système limbique — impliqué dans la régulation du comportement et des émotions — ainsi que sur les neurotransmetteurs liés aux émotions, tels que la sérotonine et la dopamine.
Précautions et sécurité
La Food and Drug Administration (FDA) américaine a émis une alerte sanitaire concernant le kava, en raison de ses effets potentiellement toxiques pour le foie. À l'inverse, la valériane figure sur la liste « Generally Recognized as Safe » (GRAS) de la FDA, ce qui signifie qu'elle est reconnue comme généralement sûre lorsqu'elle est consommée correctement.
Ces différences de profil de sécurité constituent un critère essentiel dans le choix entre les deux plantes. Un avis médical reste recommandé, particulièrement en cas de traitement médicamenteux en cours, de troubles hépatiques, de grossesse ou d'allaitement.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/herb-basics/1007108681.html
