La patate douce (Ipomoea batatas) est une plante rampante basse qui produit des racines charnues comestibles. Elle est cultivée aussi bien comme culture alimentaire que comme couvre-sol ornemental. Les plants de patate douce ne tolèrent pas le gel, mais ils poussent rapidement à partir de boutures de racines ou de tiges et peuvent donc être traités comme des plantes annuelles. Les racines — c'est-à-dire les patates douces elles-mêmes — sont particulièrement vulnérables à la pourriture dans un sol trop humide, ainsi qu'à plusieurs maladies fongiques. Elles s'abîment également très facilement lors de la récolte et du stockage.
Causes de la pourriture
Le champignon responsable de la pourriture noire provoque sur les racines des taches fermes et noirâtres. Il forme également des renflements ou des chancres noirs sur les parties souterraines des tiges et peut faire jaunir puis flétrir des plants entiers. Avant la plantation, faites tremper les patates douces destinées à la semence pendant 10 minutes dans une solution composée de deux tiers de tasse de poudre de borax diluée dans un gallon (environ 3,8 litres) d'eau.
La fusariose présente des symptômes aériens similaires à ceux de la pourriture noire, mais elle est causée par un champignon différent et n'entraîne pas de lésions noires sur les racines. Attention : ce pathogène peut persister dans le sol pendant de nombreuses années.
Autres maladies courantes
Les patates douces sont aussi sensibles au champignon responsable de la gale, qui provoque des lésions noires peu profondes sur la peau des racines. Cette affection est plus fréquente dans les jardins au sol fin et dans ceux fertilisés avec du fumier. Après la récolte, éliminez soigneusement tous les restes de plantes et ne replantez pas de patates douces dans un sol infecté avant au moins deux ans.
Les nématodes des nodosités racinaires constituent une autre menace : ces minuscules vers infestent les racines et provoquent une croissance faible ainsi qu'un feuillage maladif. Leur présence ne peut être confirmée qu'en envoyant un échantillon de sol à un laboratoire d'analyse.
Bonnes pratiques de culture
Pour éviter la pourriture, limitez l'apport d'eau à environ 2,5 cm par semaine. Si cette quantité est fournie naturellement par les précipitations, aucun arrosage supplémentaire n'est nécessaire. Retirez régulièrement tous les débris — vieilles feuilles et tiges mortes — car ils servent de réservoir aux champignons.
Récoltez vos patates douces avant les premières gelées fortes et avant que la température du sol ne descende en dessous de 10 °C afin d'éviter tout dommage. Manipulez-les avec précaution : la moindre meurtrissure peut se transformer en pourriture pendant le stockage. Laissez ensuite les racines récoltées « prendre la cure » jusqu'à trois semaines dans un endroit chaud et humide, puis conservez-les entre 10 et 15 °C.
Mesures de prévention
La meilleure protection consiste à acheter des racines ou des plants certifiés exempts de maladies auprès de producteurs commerciaux, plutôt que de replanter vos propres tubercules année après année. Sélectionnez des variétés résistantes aux maladies connues dans votre région.
Prélevez les boutures destinées au repiquage bien au-dessus de la ligne du sol afin d'éviter tout contact avec les champignons telluriques. Enfin, ne plantez jamais de patates douces dans un sol où elles ont déjà souffert de maladies ou de pourriture, et respectez impérativement une rotation des cultures selon un cycle de trois ou quatre ans.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-edibles/1007104631.html
