Contrairement à une idée répandue, les mûres ne poussent pas sur des arbres, mais sur des ronces épineuses originaires de l'hémisphère Nord. Appartenant à la famille des Rosacées, celle de la rose, ces buissons vigoureux atteignent généralement environ 1,50 mètre de hauteur. Le mûrier rouge est parfois pris à tort pour un « arbre à mûres », car il porte un fruit noir qui ressemble beaucoup à la mûre, comme le précise le département de botanique de l'Université de Miami.
Un mode de croissance bisannuel
La ronce à mûres présente une particularité étonnante : ses racines sont vivaces, mais ses tiges, appelées cannes, sont bisannuelles. Elles se développent durant la première année sans produire ni fleurs ni fruits ; ce n'est qu'à la seconde année qu'apparaissent fleurs et mûres. Chaque printemps, une nouvelle pousse émerge, mais les fruits ne se forment jamais sur les jeunes tiges : ils apparaissent exclusivement sur le bois de l'année précédente.
Des fruits en drupéoles
Les ronces à mûres croissent rapidement et atteignent leur pleine hauteur dès la première année. Les fleurs, blanches ou rosées, comptent cinq pétales et s'épanouissent de la fin du printemps au début de l'été. Sur le plan botanique, la mûre n'est pas une vraie baie, mais un « fruit composé » constitué de petites drupes nommées « drupéoles », de couleur noire ou violet foncé. Le fruit atteint sa saveur la plus sucrée lorsqu'il passe d'un aspect brillant à un aspect mat.
Entretien et taille
Livrées à elles-mêmes, les ronces forment un enchevêtrement de branches dont certaines s'arquent jusqu'au sol et y prennent racine, donnant naissance à de nouveaux plants. Elles poussent vite, souvent dans les bois et sur les pentes ensoleillées. Elles prospèrent même dans les sols pauvres, mais la production de fruits décline si elles ne sont pas taillées chaque année. Les cannes doivent être coupées juste après la récolte, une fois qu'elles ont achevé leur fructification.
Le mûrier rouge (Morus rubra)
Le fruit du mûrier rouge ressemble à s'y méprendre à la mûre. Cet arbre véritable atteint 6 à 9 mètres de haut et constitue une source de nourriture importante pour les oiseaux et la faune sauvage. Ses fruits sont également cueillis pour préparer gelées, confitures et tartes. Les jeunes arbres naissent naturellement lorsque les graines, ayant traversé le tube digestif des oiseaux, retombent au sol et germent.
L'amélanchier, autre sosie du mûrier
L'amélanchier est un autre arbre fréquemment confondu avec le mûrier. Il mesure de 3 à 12 mètres de haut et appartient lui aussi à la famille des Rosacées. Très décoratif, il se couvre de fleurs blanches spectaculaires au printemps, qui laissent place, au début de l'été, à des grappes de baies noir violacé. Ces fruits rappellent les myrtilles et attirent les oiseaux ainsi que les petits mammifères.
En résumé
Pour récolter de véritables mûres, orientez-vous vers les ronces du genre Rubus, et non vers des arbres. Le mûrier rouge et l'amélanchier portent certes des fruits sombres appétissants, mais il s'agit d'espèces bien distinctes, faciles à différencier par leur port, leurs fleurs et leur taille.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-berries/1007103007.html
