Les mûriers offrent un réel potentiel de production, mais leur rendement annuel varie considérablement selon la variété cultivée, la région, la météo et les conditions générales de culture. Un jeune verger produit généralement autour de 2 200 kg par hectare, tandis qu'une plantation mature et particulièrement productive peut atteindre jusqu'à 13 500 kg par hectare. Un rendement d'au moins 6 700 kg par hectare — soit environ 90 litres de fruits par 30 mètres de rang — est considéré comme bon. À l'échelle individuelle, un mûrier bien entretenu peut produire jusqu'à 22 kg de fruits par an.
L'âge du plant : un facteur déterminant
La mûre est un fruit composé, formé d'un agrégat de drupéoles qui met entre 40 et 70 jours à se développer après la floraison. Les plants commencent à fructifier dès l'année suivant la plantation, mais de façon limitée : la première récolte dépasse rarement 2 200 kg par hectare. Bien entretenus, les mûriers peuvent rester productifs pendant une vingtaine d'années. En pratique, les années trois à huit constituent la période de pleine production.
Le choix de l'emplacement
Le mûrier se cultive dans les zones de rusticité USDA 7 à 9, correspondant à des climats tempérés doux. Cette culture exige une exposition en plein soleil et un sol bien drainé, au pH compris entre 5,5 et 6,5. Évitez les terrains sujets aux inondations ou mal drainés : le site doit offrir un bon drainage de l'air et de l'eau, ainsi qu'une protection contre les vents forts. Les températures inférieures à −2 °C endommagent les fleurs délicates ; évitez donc les zones basses exposées aux gelées tardives.
La gestion de l'eau
L'irrigation constitue le facteur le plus critique influant sur le développement des primocanes (les jeunes pousses de l'année), la formation optimale des fruits et le rendement final. Une sécheresse avant ou pendant la récolte réduit sévèrement la taille et le nombre de fruits, ainsi que le diamètre des cannes. C'est le rendement de l'année en cours, mais aussi celui de l'année suivante, qui s'en trouve affecté. La majeure partie de l'eau absorbée par la plante provient de sa zone racinaire, située principalement dans les 15 premiers centimètres du sol. Prévoyez un apport d'environ 2,5 cm d'eau par semaine pendant la saison de croissance ; l'irrigation goutte-à-goutte permet de réduire sensiblement les volumes nécessaires grâce à une moindre évaporation.
Port de croissance et densité de plantation
On classe les mûriers selon leur port : dressé, semi-dressé ou rampant. L'espacement, qui détermine la densité de plantation et donc le rendement final, dépend de la variété choisie. En règle générale, les variétés dressées et rampantes sont espacées de 60 cm à 1,20 m sur le rang, avec 90 cm à 1,50 m entre les rangs. Les variétés recommandées varient selon la région et les conditions locales de culture. La densité de plantation peut ainsi aller d'environ 1 000 à près de 7 000 plants par hectare.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-berries/1007102503.html
