Si vous vivez dans une région au climat relativement chaud, cultiver des poivrons et des piments à la maison peut vous faire gagner du temps, de l'énergie et de l'argent en vous évitant les trajets au supermarché. Légume de saison chaude, le poivron se décline en variétés piquantes comme le jalapeño, le habanero ou le serrano, ou en variétés plus douces comme le poivron classique. Ces plantes sont faciles à cultiver pour les jardiniers qui savent qu'elles poussent plus lentement que d'autres légumes, comme les tomates.
Pour obtenir une récolte abondante, il faut notamment protéger vos plants en apprenant à reconnaître les symptômes des maladies courantes et à les traiter rapidement. Parmi celles-ci, la pourriture apicale est l'une des plus fréquentes.
Qu'est-ce que la pourriture apicale ?
La pourriture apicale (ou nécrose apicale) est un trouble courant qui affecte de nombreuses plantes potagères, dont les poivrons de toutes sortes, les aubergines et les tomates. Contrairement à la plupart des maladies causées par des champignons qui envahissent les tissus végétaux, elle serait provoquée par une combinaison de facteurs : arrosage inadapté, stress hydrique lié à la sécheresse, taille incorrecte et carence en calcium du sol. Ces conditions perturbent l'absorption de l'eau par la plante et fragilisent les fruits.
Symptômes
Le nom de cette maladie donne un indice sur son symptôme le plus visible : l'extrémité florale du fruit présente d'abord une petite tache gorgée d'eau qui noircit et grossit progressivement. La lésion s'enfonce ensuite dans le fruit, devient noire et coriace. Dans les cas graves, elle peut couvrir plus de la moitié du poivron et le rendre immangeable.
À ce stade, le fruit affaibli devient vulnérable aux pathogènes secondaires qui envahissent la zone pourrie et peuvent se propager aux autres fruits et plantes voisines.
Méthodes de prévention et de lutte
La prévention commence par de bonnes pratiques de culture. Les plants de poivrons apprécient un sol au pH d'environ 6,5 : l'ajout de chaux avant la plantation permet de stabiliser ce pH tout en apportant suffisamment de calcium pour compenser les carences responsables de la pourriture apicale.
Privilégiez également un engrais nitraté comme source d'azote plutôt que d'autres types d'engrais azotés. Enfin, assurez un apport régulier en eau grâce à une irrigation adaptée et au paillage du sol. Le calendrier d'arrosage idéal dépend fortement du type de poivron cultivé ainsi que du climat propre à votre région.
Autres points à considérer
La pourriture apicale étant un trouble physiologique plutôt qu'une maladie fongique, aucun traitement ne peut sauver les fruits déjà atteints. Ne consommez jamais les poivrons provenant d'un plant touché par cette affection : jetez-les sans hésiter.
Ajustez ensuite la fertilisation, l'irrigation et vos pratiques d'entretien lors des saisons suivantes, afin que vos futures récoltes n'y succombent pas à leur tour.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/vegetable-garden/1007050320.html
