Le trafic routier intense a des conséquences néfastes sur l'environnement. Au-delà de la pollution atmosphérique bien connue, le sol subit lui aussi les dommages causés par la circulation excessive de véhicules. Les principaux dégâts observés sont la compaction du sol ainsi que sa contamination par les résidus d'échappement qui s'accumulent à sa surface.
La compaction du sol
L'effet le plus préjudiciable de la congestion routière sur le sol est la réduction de son espace poral. Lorsque les particules de terre sont comprimées les unes contre les autres, la quantité de gaz et de liquides que le sol peut retenir diminue considérablement. Or, l'air et l'eau sont essentiels à la vie que le sol abrite. Un sol compacté ne peut plus soutenir correctement les plantes, les micro-organismes et les animaux qui en dépendent. Les dégâts causés à l'écosystème par cette compaction ont des répercussions durables sur l'ensemble d'une zone.
La pollution
Les routes anciennes contribuent particulièrement à la pollution des sols. Avec le temps et sous l'effet d'un trafic dense, les métaux lourds issus de l'essence plombée peuvent s'accumuler dans le sol bordant la chaussée. Les vieilles routes ont davantage été exposées au carburant au plomb et ont donc disposé de plus de temps pour voir les substances toxiques s'y concentrer. Même si le plomb n'est plus ajouté à l'essence aujourd'hui, le sol longeant les routes peut encore être contaminé par les fumées de combustion.
Les types de routes concernés
La congestion peut se produire sur tout type de voie. Les revêtements varient de la terre battue et du gravier à l'asphalte et au béton, le trafic intense étant plus fréquent sur ces derniers. Ces routes possèdent les surfaces les plus dures afin de supporter une circulation accrue. Dès leur construction initiale, le sol a dû être compacté dans une certaine mesure pour garantir la stabilité de la surface. Les efforts consentis pour édifier ces infrastructures, combinés à la pression constante exercée par la circulation, rendent très difficile leur reconversion en terres cultivables.
Les routes en terre et en gravier se situent quant à elles principalement en zone rurale. Lors d'une foire, d'une vente aux enchères ou de tout autre événement d'envergure, elles peuvent être submergées par le trafic. Cette affluence exceptionnelle rend souvent des réparations nécessaires et compacte davantage le sol environnant.
L'érosion
Les sols compactés par un trafic routier intense favorisent l'érosion. Un sol tassé ne peut plus absorber facilement l'eau : celle-ci ruisselle alors en surface, emportant des particules de terre sur son passage. En prenant de la vitesse, ce ruissellement peut décaper la couche superficielle du sol. L'érosion est particulièrement dommageable, car il faut des milliers d'années pour qu'un sol se régénère naturellement. C'est pourquoi les routes à fort trafic sont généralement dotées de fossés de part et d'autre, dont l'entretien régulier vise précisément à prévenir l'érosion des sols.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049237.html
