Les myrtilliers sont des arbustes à feuillage caduc qui affectionnent les sols légèrement acides et une bonne humidité. Dès l'été, ils produisent des baies bleues, brillantes et juteuses, parfaites pour préparer tartes, confitures, gelées, sauces et muffins, ou tout simplement à déguster fraîches. Ces plantes vivaces donnent leur plein rendement dans des sols légèrement sableux dont le pH se situe entre 4,5 et 5,0. Seize éléments chimiques sont indispensables à leur croissance, parmi lesquels le molybdène, un oligo-élément présent à l'état de traces dans le sol.
Les nutriments essentiels du myrtillier
L'oxygène, l'hydrogène et le carbone sont puisés dans l'air, mais tous les autres nutriments nécessaires à la plante doivent provenir du sol. Les macronutriments — azote, phosphore et potassium — sont requis en quantités importantes pour assurer une croissance harmonieuse. À l'inverse, les oligo-éléments ne sont nécessaires qu'en très faibles quantités ; toutefois, leur absence comme leur excès peut nuire gravement à la santé du myrtillier. Parmi eux, le molybdène est celui dont la plante a besoin à la concentration la plus faible.
Le rôle du molybdène
Le molybdène intervient dans le système enzymatique responsable de la fixation de l'azote. Par conséquent, les premiers symptômes d'une carence en molybdène ressemblent à ceux d'une carence en azote. La synthèse des protéines et le métabolisme du soufre peuvent également être perturbés — un point crucial pour une plante acidophile, puisque le soufre sert justement à acidifier les sols. Cet élément joue aussi un rôle dans la formation du pollen, et donc indirectement sur la production de fruits, un critère déterminant chez le myrtillier. Ses besoins restent néanmoins minimes : quelques grammes suffisent amplement.
Molybdène et sols acides
La disponibilité du molybdène augmente lorsque le pH du sol s'élève, tandis que les sols sableux sont naturellement pauvres en cet élément. Or, les myrtilliers poussent fréquemment dans des sols sableux et exigent un pH bas. Cette double contrainte expose la plante à un risque accru de carence en molybdène.
Fertilisation : quelles solutions ?
Les engrais contiennent des oligo-éléments, mais comme les végétaux n'exigent que de très faibles doses de molybdène et que le sol en contient généralement assez, il n'existe aucun engrais fortement concentré en cet élément. Celui-ci est plutôt intégré dans des composés chimiques mélangés qui en assurent un apport dosé avec précision :
- Molybdate d'ammonium : 54 % de molybdène ;
- Trioxyde de molybdène : 66 % ;
- Molybdate de sodium : 39 %.
Aucune analyse de sol ne permet de mesurer directement le taux de molybdène. Il faut donc rester attentif aux symptômes visuels : feuilles recourbées, jaunissement des bords du limbe ou production de fruits insuffisante. Si une carence est confirmée, une simple pulvérisation foliaire à raison de 2 à 3 onces par acre (environ 140 à 210 g par hectare), diluées dans l'eau, suffit généralement à corriger la situation.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-blueberries/1007021918.html
