Myrica nagi : quelles parties de la plante sont utilisées ?
Le Myrica nagi, connu aux États-Unis sous le nom de « box myrtle » (myrte en buis), est un arbuste ou un petit arbre à feuillage persistant que l'on rencontre en Malaisie, dans toute la région himalayenne ainsi que dans certaines parties de la Chine et du Japon. Cette plante affectionne les zones tempérées à subtempérées et produit une drupe comestible au goût délicieux. Fait remarquable : toutes les parties de l'arbre, racines comprises, peuvent être exploitées d'une manière ou d'une autre.
Description générale
Atteignant environ 3,5 mètres de hauteur, le Myrica nagi constitue un excellent choix comme arbuste ornemental ou petit arbre d'agrément. Il s'adapte à tous les types de sols, pourvu qu'ils soient bien drainés et présentent un pH acide à neutre. La plante apprécie une humidité constante et se développe aussi bien au soleil qu'à mi-ombre. Pour pouvoir fleurir et fructifier, la présence d'un plant mâle et d'un plant femelle est indispensable.
Les racines jouent par ailleurs un rôle écologique précieux : elles fixent l'azote atmosphérique dans des nodules, enrichissant ainsi naturellement le sol où elles se trouvent.
Les feuilles
Les feuilles du box myrtle sont pointues et brillantes, aux bords parfaitement lisses. Leur face supérieure affiche un vert foncé intense, tandis que leur face inférieure est nettement plus claire. Une fois cuites et distillées, elles permettent d'obtenir un colorant jaunâtre naturel.
La plante contient également une quantité élevée de tanins, présents aussi bien dans les feuilles que dans l'écorce. Le tanin est une substance astringente utilisée pour stabiliser les pesticides, mais qui entre aussi dans la composition de certains médicaments et sert de colorant.
L'écorce et le bois
Le bois du Myrica nagi possède un grain fin qui le rend utile comme combustible ou pour la fabrication de poteaux de construction. L'écorce, brun clair tirant vers le noir, est employée en médecine traditionnelle. La liste des maux qu'elle serait censée guérir est longue, même si aucune efficacité n'a été démontrée scientifiquement. Selon l'usage traditionnel, elle est préparée en décoction, appliquée en usage externe contre divers problèmes cutanés, et une fois bouillie, elle libère une gelée épaisse que l'on pose sur les entorses.
Le fruit
Les baies savoureuses, ou drupes, font l'objet d'une forte demande. Extrêmement juteuses et sucrées, elles se dégustent crues ou cuisinées. Hélas, leur conservation après récolte ne dépasse pas deux à trois jours, ce qui les rend impropres à une production commerciale à grande échelle.
Ces baies cireuses doivent d'abord être trempées dans l'eau chaude pour éliminer leur enrobage, puis bouillies afin de retirer la cire de la pulpe. Le mélange obtenu est ensuite filtré et sert à confectionner des bougies parfumées. Celles-ci présentent un double avantage : elles ne dégagent aucune fumée et demeurent moins grasses par temps chaud que les bougies en cire d'abeille.
En définitive, le Myrica nagi s'impose comme une plante d'une polyvalence remarquable : ornementale par son port, écologique par ses racines fixatrices d'azote, tinctoriale avec ses feuilles riches en tanins, médicinale par son écorce, pratique avec son bois, et enfin gourmande et artisanale grâce à ses fruits.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/shrubs/1007112855.html
