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L'antigel affecte-t-il vraiment la croissance des plantes ?

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L'antigel peut tuer les plantes lorsqu'une quantité suffisante entre en contact avec leurs racines. Son ingrédient principal, l'éthylène glycol (C2H6O2), est une substance hautement toxique, capable de tuer les animaux et les êtres humains en cas d'ingestion accidentelle. Fait surprenant : les plantes contiennent naturellement une très faible quantité d'éthylène glycol. Il s'agit d'un gaz résiduel issu du métabolisme de l'éthylène, une hormone végétale essentielle à leur croissance.

Les causes de la contamination

L'antigel freine d'abord la croissance des plantes, ralentit ou interrompt leur cycle de reproduction, puis finit par les tuer. Le contact peut se produire de plusieurs façons : des automobilistes déversent parfois de l'antigel au sol ou négligent de nettoyer les flaques. Tout liquide répandu sur les allées ou les routes finit par être entraîné vers les caniveaux et par contaminer la nappe phréatique. Présent dans le sol, dans les eaux souterraines ou même dans l'eau du robinet, l'éthylène glycol est ensuite absorbé par les racines. Résultat : la plante éprouve de grandes difficultés à puiser l'eau dont elle a besoin.

Les quantités toxiques

Chaque espèce végétale tolère une dose différente d'éthylène glycol avant que sa croissance ne s'arrête et qu'elle ne meure. Une étude publiée le 18 mai 2011 dans l'International Journal of Phytoremediation a révélé que les peupliers subissaient un déclin de croissance de 28 % lorsque l'eau souterraine contenait 10 grammes d'éthylène glycol par litre. Dans cette même étude, de jeunes Arabidopsis thaliana cultivées en pot présentaient un déclin de croissance de 50 % après un arrosage avec une solution dosée à 40 grammes par litre ; elles étaient également incapables de germer.

Comment prévenir la contamination

Pour éviter que l'antigel ne pénètre dans le sol ou dans le réseau d'eau public, quelques gestes simples suffisent :

  • Nettoyez immédiatement tout déversement en plaçant des chiffons absorbants sur la flaque, puis rangez-les dans un contenant fermé.
  • Installez un bac de récupération sous vos véhicules afin de recueillir les gouttes.
  • Réparez sans attendre toute fuite de liquide de refroidissement détectée sous un véhicule.
  • Ne versez jamais d'antigel usagé dans un évier, sur le sol, dans une fosse septique ni dans un caniveau : il finirait inévitablement dans l'eau publique.
  • Apportez l'antigel restant à une station-service qui accepte de récupérer les anciens liquides de refroidissement, ou faites-y effectuer votre vidange.

Attention aux confusions

Depuis 2008, un produit pulvérisable commercialisé sous le nom d'« antigel pour plantes » aide les végétaux à survivre à l'hiver ou aux gelées soudaines en abaissant le point de congélation de l'humidité contenue dans leurs tissus. Il ne s'agit évidemment pas de l'antigel destiné aux voitures. Cette appellation peut toutefois induire les consommateurs en erreur, certains confondant l'antigel automobile avec l'antigel végétal. Les effets de ce dernier s'estompent après quatre à six semaines. Contrairement à l'antigel automobile, il ne freine pas la croissance des plantes et ne les tue pas, selon son inventeur, le Dr David Francko.

À retenir

L'antigel automobile constitue un danger réel pour la flore comme pour la faune. Heureusement, une manipulation responsable — nettoyage rapide des déversements et recyclage approprié du liquide usagé — permet de protéger efficacement vos plantes et l'environnement.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/plant-basics/1007111990.html
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