Un tropisme désigne la tendance d'un organisme vivant à s'orienter vers un stimulus, ou au contraire à s'en éloigner. La nature offre de nombreux exemples de tropismes, particulièrement dans le règne végétal. Ces mécanismes permettent aux plantes de se positionner dans leur environnement de manière à optimiser leur croissance. Le gravitropisme en est une illustration classique : il décrit le comportement des racines qui se développent dans le sens de l'attraction gravitationnelle terrestre.
Les tournesols ne font pas exception à la règle : ils sont fortement influencés par ces tropismes, et en particulier par le phototropisme.
Qu'est-ce que le phototropisme ?
Le phototropisme correspond à l'attraction exercée par une source lumineuse sur les plantes. Dans la nature, cette source est bien entendu le soleil, mais des alternatives artificielles, comme l'éclairage intérieur, peuvent également déclencher ce phénomène. Les plantes orientent ainsi leur croissance vers la source de lumière la plus intense.
Il s'agit d'une adaptation évolutive essentielle : elle permet aux végétaux de maximiser la quantité de rayonnement solaire qu'ils reçoivent. Grâce à cela, la plante peut réaliser plus efficacement la photosynthèse et produire le glucose indispensable à ses besoins métaboliques ainsi qu'à son stockage d'énergie.
Comment fonctionne le phototropisme ?
Des récepteurs constitués de complexes chimiques appelés phytochromes absorbent les longueurs d'onde de la lumière visible. Lorsqu'ils captent cette lumière, ils émettent un signal chimique qui déclenche la production d'une hormone végétale : l'auxine.
Celle-ci favorise la croissance des cellules situées dans la tige, précisément du côté ombragé du tournesol. À l'inverse, l'élongation des cellules exposées directement à la lumière est inhibée. À mesure que la face sombre de la plante s'allonge alors que la face éclairée conserve sa longueur, la nouvelle croissance s'incline progressivement vers la source lumineuse.
Le phototropisme chez le tournesol
Les tournesols présentent une forme particulièrement rapide de phototropisme. Ils sont parfois qualifiés d'héliotropes, car avant l'épanouissement complet de leurs boutons floraux, ils suivent la trajectoire du soleil d'est en ouest au fil de la journée.
Cependant, ils ne sont pas véritablement héliotropes : ce comportement disparaît une fois la fleur entièrement ouverte. Cette évolution s'explique par le fait que la tige devient nettement plus rigide après la floraison. Par ailleurs, les tournesols ne poussent généralement pas dans des conditions de lumière limitée et n'ont donc pas besoin d'un comportement héliotrope pour se développer de manière optimale.
L'héliotropisme n'est pas le phototropisme
Il est fréquent de confondre héliotropisme et phototropisme, deux notions pourtant distinctes. L'héliotropisme est un comportement végétal dans lequel la fleur suit la course du soleil tout au long de la journée. Ce mécanisme vise à maximiser la lumière captée quotidiennement ; il est courant chez les plantes originaires d'environnements peu ensoleillés ou caractérisés par des journées courtes.
L'héliotropisme constitue également un processus beaucoup plus rapide que le phototropisme : il s'exerce sur quelques heures seulement, là où le phototropisme s'étale généralement sur plusieurs jours.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-sunflowers/1007025044.html
