La santé globale d'un plant de myrtille dépend étroitement de sa nutrition. Un plant bien nourri résiste mieux aux maladies qu'un plant affaibli. La myrtille est une parente éloignée de la canneberge et de l'azalée ; ces végétaux partagent donc des besoins nutritionnels similaires. Les plants de myrtille prospèrent dans un sol acide où les nutriments sont naturellement peu abondants. Tant une carence qu'un excès d'éléments nutritifs peuvent entraîner des problèmes de développement.
Les causes des troubles nutritionnels
Ces problèmes s'expliquent en grande partie par les techniques de culture : le jardinier doit apporter des nutriments pour compenser ceux que le buisson perd avec la récolte des baies ou lors de la taille des vieilles tiges. De plus, lorsque les plants poussent dans un sol sableux qui retient mal les éléments nutritifs, ceux-ci sont rapidement lessivés par les pluies ou l'irrigation.
L'azote : un élément déterminant
La myrtille est particulièrement sensible à la présence ou à l'absence d'azote dans le sol. Alors que le plant peut ne montrer aucun symptôme face à une carence en d'autres nutriments, sa réaction à l'azote peut être spectaculaire.
- Carence en azote : sans apport suffisant, le développement du plant est ralenti. On observe alors très peu de nouvelles pousses sur les tiges existantes et aucune nouvelle tige d'une année à l'autre.
- Excès d'azote : à l'inverse, un surdosage peut empêcher la fructification ou réduire fortement le rendement, avec des fruits tardifs. Les plants trop fertilisés peuvent aussi produire un feuillage automnal tardif, détruit par les premières gelées hivernales.
Les autres déséquilibres nutritionnels
Hormis l'azote, le myrtillier réagit moins vivement aux carences ou aux excès d'autres nutriments :
- Phosphore : le plant y est relativement peu sensible. Une carence se traduit néanmoins par une croissance légèrement réduite et des feuilles plus petites, teintées de vert foncé à pourpre.
- Potassium : une insuffisance peut provoquer le dépérissement des extrémités des rameaux et des jeunes pousses.
- Magnésium et fer : leurs carences se manifestent souvent par un jaunissement du feuillage (chlorose).
Diagnostic et correction
La méthode la plus fiable pour diagnostiquer une carence consiste à prélever un échantillon de sol et à le faire analyser auprès de votre chambre d'agriculture locale ou d'un laboratoire spécialisé. Le pH idéal pour la culture de la myrtille se situe entre 4,0 et 5,7. Si votre sol n'est pas suffisamment acide, vous pouvez l'acidifier en y incorporant du soufre élémentaire. Un amendement régulier et raisonné, ajusté selon les résultats de l'analyse, garantit des plants vigoureux et productifs année après année.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-berries/1007103091.html
