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Classification des sols et capacité portante : tout comprendre avant de construire

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La plupart des projets de construction — bâtiments, routes, piscines — sont réalisés sur des sols. Seule une minorité d'ouvrages est fondée directement sur le rocher sain. C'est pourquoi il est indispensable d'évaluer la capacité d'un sol à supporter des charges. Le poids maximal qu'un sol peut reprendre sans céder s'appelle sa capacité portante. Celle-ci varie selon le type de sol considéré et dépend également de facteurs environnementaux extérieurs aux propriétés intrinsèques du sol.

La classification des sols

La classification des sols fonctionne de manière comparable à celle des plantes et des animaux. Les sols sont répartis en 12 ordres définis par leurs caractéristiques prédominantes : texture, structure, teneur en matière organique, couleur et capacité de rétention d'eau. Un sol est aussi classé selon sa profondeur et le matériau sur lequel il s'est formé.

Ce système de classification est suffisamment précis pour identifier l'ensemble des propriétés majeures d'un sol. À partir de sa classification, il devient donc possible d'estimer, au moins approximativement, sa capacité portante.

La capacité portante des sols

Déterminer la capacité portante d'un sol est une opération complexe. Plusieurs paramètres entrent en jeu :

  • L'humidité : la quantité d'eau contenue dans le sol peut modifier considérablement sa capacité portante ;
  • Le degré de compaction : un sol plus dense supporte généralement des charges plus importantes ;
  • La température : elle influence notamment le comportement des sols sensibles au gel.

Il est possible d'améliorer la capacité portante d'un sol grâce à des équipements spécialisés. La compaction réduit le volume occupé par l'air dans le sol. Réalisée par voie mécanique, elle fait appel à des engins vibrants et à des rouleaux compresseurs lourds. L'intensité du compactage nécessaire dépend de la capacité portante exigée par le projet de construction.

Les sols argileux

Les sols argileux se caractérisent par une proportion dominante de particules de taille argileuse dans la fraction fine du sol, c'est-à-dire l'ensemble des particules inférieures à environ un quart de pouce (6 millimètres). Ces sols peuvent devenir très denses. Toutefois, certaines argiles deviennent très instables selon leur taux d'humidité : elles gonflent lorsqu'elles sont saturées d'eau et se rétractent en séchant. Faciles à compacter, les sols argileux peuvent présenter des capacités portantes très élevées, à condition de bien maîtriser leur comportement hydrique.

Les sols sableux

Les sols sableux contiennent plus de 70 % de sable. En raison de la taille relativement importante des grains de sable, ces sols sont plus difficiles à compacter. Ils sont généralement meubles et offrent une faible capacité portante. Lorsqu'un sol sableux renferme une quantité significative d'argile, il peut paraître assez dur, mais cela ne garantit pas une capacité portante suffisante pour y bâtir. Enfin, les sols sableux sont facilement traversés par l'eau, ce qui les rend particulièrement vulnérables à l'érosion.

En résumé

Avant tout projet de construction, une étude géotechnique permet d'identifier le type de sol et de déterminer précisément sa capacité portante. Selon les résultats obtenus, des techniques de compactage ou de renforcement du sol pourront être mises en œuvre afin de garantir la stabilité et la durabilité de l'ouvrage.


Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049320.html
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