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Comprendre le système canadien de classification des sols

Un système objectif fondé sur les propriétés naturelles du sol

Le Canada utilise son propre système de classification des sols, basé sur des propriétés naturelles pouvant être définies avec précision. Contrairement à d'autres approches, il ne s'intéresse pas à la valeur que peut avoir chaque type de sol ni aux usages auxquels il pourrait être destiné. Cette neutralité rend la classification canadienne objective, facile à comprendre et à communiquer. Elle permet ainsi à chacun de se forger ultérieurement sa propre opinion sur un sol donné, en s'appuyant sur des critères objectifs et fiables.

Cinq taxons organisés en hiérarchie

Le système canadien de classification des sols s'articule autour de cinq taxons, ou niveaux de classement, disposés en hiérarchie :

  • L'ordre, catégorie la plus large, regroupe les sols selon leurs caractéristiques fondamentales. Les ordres se distinguent les uns des autres par les processus ayant présidé à la formation des sols et par leur environnement global.
  • Le grand groupe subdivise chaque ordre en fonction de l'intensité relative des différents processus de formation des sols.
  • Le sous-groupe se distingue par les types d'horizons présents — « horizon » étant le terme technique désignant une couche de sol.
  • La famille est définie par la texture, la profondeur et la minéralogie des sols.
  • La série, niveau le plus fin, rassemble les sols présentant des similitudes dans les détails de texture, de structure, d'épaisseur, de couleur et de composition.

Les dix ordres de sols reconnus au Canada

La classification canadienne reconnaît dix ordres de sols distincts :

  • Sols chernozémiques : formés sous certains types de prairies et à proximité des forêts, ils se caractérisent par leur couleur foncée.
  • Sols gleysoliques : marbrés, ils se sont développés en conditions humides.
  • Sols luvisoliques : apparus sous forêts décidues, ils contiennent de l'argile silicatée.
  • Sols podzoliques : formés sous forêts de conifères, ils sont acides et riches en aluminium et en fer.
  • Sols solonetziques : développés sous prairies en conditions semi-humides.
  • Sols organiques : issus de dépôts de matière organique, ils sont très riches en carbone.
  • Sols cryosoliques : formés dans l'Arctique ou à proximité, ils contiennent du pergélisol.
  • Sols vertisoliques : très argileux, ils présentent souvent des fissures dues aux cycles répétés de gonflement et de retrait.
  • Sols brunisoliques : aux horizons peu différenciés, ils se sont formés sous une grande variété de conditions.
  • Sols régosoliques : trop jeunes pour avoir développé des horizons.

Une portée limitée au territoire canadien

Le système canadien n'a pas vocation à être universel : il ne classe que les sols présents sur le territoire canadien. D'autres régions du monde abritent des sols qui ne sont pas reconnus par ce système. En cela, il diffère du système américain, qui vise quant à lui à classer l'ensemble des sols de la planète.

Une alternative pour le secteur agricole

Les acteurs du monde agricole canadien recourent parfois à un autre système de classification : la classification de l'aptitude des terres à l'agriculture. Il s'agit d'un système interprétatif, donc moins objectif que le système officiel. Les sols y sont répartis en sept classes numérotées, de 1 à 7, selon leur aptitude à produire les cultures agricoles courantes.


Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049465.html
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