Pourquoi classer les sols ?
Les systèmes de classification des sols ont été élaborés dans un double but : permettre de prédire le comportement des sols et fournir un langage commun aux scientifiques qui les étudient. Le Sondage national coopératif des sols (National Cooperative Soil Survey) et le ministère américain de l'Agriculture (USDA) ont développé ensemble le système de classification « Soil Taxonomy », aujourd'hui utilisé dans le monde entier.
Dans ce système, les sols sont nommés et répartis en 12 ordres selon leurs propriétés physiques et chimiques à travers leurs différents horizons (couches). La taxonomie des sols s'avère un outil précieux pour les agriculteurs, les constructeurs, les ingénieurs, les conseillers agricoles, les propriétaires particuliers, les urbanistes ainsi que pour les pouvoirs publics.
Un outil essentiel pour les agriculteurs
Connaître la classification des sols permet d'anticiper leur comportement, et donc d'estimer leur aptitude à porter différentes cultures agricoles. Les conseillers agricoles fournissent aux exploitants des cartes pédologiques locales afin de les aider à choisir les cultures les mieux adaptées à chaque zone.
Les vertisols en sont un bon exemple : riches en argile, ces sols se rétractent et gonflent au fil des saisons. Leur faible teneur en matière organique rend leur exploitation difficile, voire impossible, sans amendements importants.
Mollisols : les sols les plus fertiles
Le mollisol est le sol le plus productif pour l'activité agricole. Avec ses huit sous-ordres, il couvre environ 21,5 % du territoire américain. Les Grandes Plaines, région agricole parmi les plus productives au monde, reposent précisément sur ce type de sol.
Sa couche arable est épaisse, sombre et abondamment dotée en matière organique. Cette fertilité exceptionnelle résulte de l'apport continu, sur de longues périodes, de matières organiques issues des racines des graminées indigènes de la région.
Ingénieurs et urbanistes
Les ingénieurs s'appuient sur les enquêtes de classification des sols pour évaluer leur comportement potentiel ainsi que leurs limites. Canalisations, ponts, bâtiments, espaces récréatifs ou sites d'enfouissement : chaque ouvrage doit être construit sur un sol adapté aux exigences techniques du projet.
De leur côté, les urbanistes mobilisent ces connaissances pour planifier jardins communautaires, ceintures vertes, aires de loisirs, champs d'épandage septique et valorisation optimale des ressources naturelles locales.
Préserver la fertilité des sols
Une mauvaise gestion des terres — déforestation, surpâturage, travaux de construction destructeurs — peut être évitée grâce à une bonne connaissance des types de sols et de leur classification. L'érosion de couches autrefois fertiles touche aujourd'hui près de 65 % des surfaces terrestres mondiales, rendant ces sols impropres à toute production agricole.
En enseignant les facteurs biologiques qui régissent la formation des sols, leur productivité et la prévention de l'érosion, le système de classification constitue un véritable levier de protection de cette ressource vitale.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049595.html
