La valeur d'un sol s'évalue avant tout selon l'usage que l'on souhaite en faire : construire une habitation ou cultiver des plantes. Toutefois, indépendamment de sa destination, certaines propriétés permettent de définir ce qu'on appelle un « sol modèle ». Les meilleurs sols sont fertiles, bien drainés tout en retenant suffisamment d'eau, et situés sur un terrain plat ou peu pentu. Un sol modèle se reconnaît ainsi à trois critères essentiels : une texture limoneuse, une bonne teneur en matière organique et une position sur un terrain stable, ni trop escarpé ni exposé à l'érosion.
La taille des particules minérales
L'une des caractéristiques les plus importantes d'un sol modèle est sa texture. Celle-ci est déterminée en mesurant les proportions de particules minérales de différentes tailles : le sable, le limon et l'argile. Un sol composé de parts à peu près égales de ces trois granulométries présente une texture limoneuse, également appelée « loam ».
Cette texture est la plus recherchée car elle est la plus polyvalente : elle peut être compactée pour former une surface de construction stable ou servir à la culture des plantes. Un sol limoneux est bien drainé tout en retenant assez d'eau pour rester facilement accessible aux racines. À l'inverse, un sol trop sableux sera sec la plupart du temps, tandis qu'un sol contenant plus de 60 % d'argile devient difficile à travailler, aussi bien pour la construction que pour les cultures. Ces conditions extrêmes excluent donc ces sols de la catégorie des sols modèles.
Les agrégats et la structure du sol
Un sol modèle doit être capable d'absorber l'eau tout en permettant à l'excédent de s'écouler. Cette capacité dépend en grande partie de la structure du sol et des agrégats qui s'y forment. La structure du sol désigne la manière dont le sable, le limon et l'argile s'assemblent entre eux. Ces assemblages créent des fissures, des pores et des espaces vides dans le sol.
Une structure bien développée offre des passages qui permettent à l'eau de pénétrer profondément dans le sol et d'y être absorbée. À l'inverse, une structure pauvre se présente comme une masse dense et homogène de sable, de limon et d'argile, qui empêche l'infiltration de l'eau.
La matière organique
La matière organique agit comme une colle qui lie entre elles les particules du sol. Issue de la décomposition de matières végétales et animales, elle peut absorber plusieurs fois son propre poids en eau. Elle rend ainsi le sol bien drainé tout en stockant l'eau pour la restituer lentement, au fur et à mesure des besoins des plantes.
La matière organique améliore également la fertilité du sol en retenant les nutriments puis en les libérant progressivement. Plus un sol est riche en matière organique, plus il a de chances d'être un sol modèle, aussi bien pour la culture que pour la construction.
La topographie
Les sols situés sur les flancs de montagnes ou sur des pentes raides sont généralement minces et peu développés. Ils ne peuvent pas être considérés comme des sols modèles, car ils sont difficiles à cultiver comme à bâtir. En revanche, un sol légèrement vallonné peut être aménagé pour devenir une excellente surface de construction.
Un terrain modérément vallonné peut même être idéal pour la culture, car il reste bien drainé même dans des conditions très humides. Autre avantage d'un terrain plat ou peu incliné : il est moins sujet à l'érosion. Sur les pentes, l'eau qui ne peut pas être absorbée rapidement s'écoule vers le bas, emportant avec elle les particules de sol et appauvrissant progressivement la terre.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049272.html
