Toute plante poussant là où elle n'est pas souhaitée peut être considérée comme une mauvaise herbe, mais certaines se révèlent particulièrement envahissantes. Les espèces capables de prospérer dans des conditions difficiles, d'envahir rapidement un espace et de consommer davantage de nutriments et d'eau que les autres végétaux sont celles qui exigent le plus de vigilance.
Bonne nouvelle : certaines mauvaises herbes présentes dans votre sol peuvent vous renseigner sur sa nature et son état. En effet, un sol compacté, mal fertilisé ou dont le pH est inadapté est généralement plus sujet à leur prolifération. Voici comment identifier ces facteurs et agir en conséquence.
Les types de sols
Chaque sol se compose de particules de tailles différentes. La proportion de sable, de limon et d'argile qu'il renferme détermine sa texture. Un sol riche en sable est meuble et bien drainé, mais il présente une structure médiocre et une faible capacité de rétention d'eau.
À l'inverse, les sols argileux sont denses, retiennent bien l'eau et possèdent une structure développée. La structure du sol correspond à la façon dont ses particules s'assemblent entre elles. Une bonne structure signifie un sol non compacté, riche en petits agrégats auxquels les racines peuvent facilement s'ancrer.
La teneur en matière organique — issue de la décomposition des végétaux et des animaux — constitue également un critère déterminant. Elle représente le principal indicateur de la fertilité d'un sol. Un sol à la structure pauvre et à faible teneur en matière organique sera difficile à cultiver, et un sol laissé à nu sera d'autant plus vulnérable à l'invasion des mauvaises herbes.
Le compactage du sol
À l'état naturel, un sol est meuble et vivant. Des organismes tels que les vers de terre et les fourmis l'aèrent sans cesse en creusant leurs galeries, tandis que les racines des plantes séparent ses particules et favorisent l'infiltration de l'eau. Cette structure joue un rôle essentiel dans les échanges gazeux entre le sol et l'atmosphère.
Lorsqu'une pression verticale s'exerce sur le sol, celui-ci se compacte. L'activité humaine est la principale cause de ce phénomène néfaste : le piétinement répété au même endroit détruit la structure du sol, et le passage de véhicules engendre le compactage le plus dommageable.
Un sol compacté peine à soutenir la croissance des plantes que vous souhaitez cultiver. Or, les mauvaises herbes, elles, sont parfaitement adaptées aux conditions difficiles. Si votre terrain est envahi de mauvaises herbes, il est probablement trop compacté : pensez alors à l'aérer pour lui redonner sa souplesse.
Le pH du sol
Lorsque le pH d'un sol est déséquilibré, certains nutriments essentiels deviennent indisponibles pour les plantes. Affaiblies par cette carence nutritionnelle, elles laissent le champ libre aux mauvaises herbes.
Ces dernières possèdent en effet des racines plus profondes que la plupart des plantes cultivées. Elles profitent des zones dégarnies pour germer, puisent leurs nutriments plus en profondeur et accèdent ainsi à des couches du sol où le pH pose moins problème. En maintenant un pH adapté à votre région et aux plantes que vous cultivez, vous garantissez leur vigueur et renforcez leur résistance face aux invasions.
L'arrosage
Veillez à ce que vos plantes disposent d'un apport en eau suffisant. Une pelouse insuffisamment arrosée développe des zones dégarnies, véritables terrains propices à l'installation des mauvaises herbes.
Les sols sablonneux, qui se drainent bien, nécessitent des apports d'eau plus réguliers. Privilégiez toutefois des arrosages longs mais espacés : par exemple, un seul arrosage deux fois plus long plutôt que deux arrosages quotidiens courts. Cette méthode encourage les racines à plonger en profondeur et empêche les mauvaises herbes de s'installer durablement.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049348.html
