La capacité d'un sol à retenir l'eau malgré l'effet de la gravité est un facteur déterminant pour la survie des plantes. Grâce à cette propriété, l'eau reste relativement stable dans le sol, ce qui permet aux racines d'entretenir un contact durable avec elle. Sans cette capacité de rétention, l'eau s'infiltrerait et se drainerait trop rapidement pour être utilisée par la végétation.
Plusieurs caractéristiques du sol définissent son aptitude à retenir l'eau : la texture, la matière organique, la structure et la porosité. Chacune de ces propriétés peut être analysée individuellement, mais c'est en les considérant ensemble que l'on obtient une image complète de la capacité de rétention hydrique globale du sol.
La texture du sol
La texture du sol correspond essentiellement à la proportion de sa fraction minérale fine, c'est-à-dire les pourcentages de sable, de limon et d'argile, en excluant tous les éléments dont le diamètre dépasse environ 6 millimètres. Plus la texture est fine, plus le sol contient d'argile et de limon, et moins il contient de sable.
Plus un sol renferme de matériaux fins, plus sa surface spécifique est grande. Or, une surface accrue se traduit par une meilleure capacité à retenir l'eau. À titre d'exemple, le sable d'une plage ne retient que très mal l'eau, tandis qu'un sol riche en argile peut absorber d'énormes quantités d'humidité.
Cela dit, les sols argileux présentent un inconvénient : bien qu'ils stockent davantage d'eau, ils peuvent la retenir si fermement que les racines des plantes n'arrivent pas à l'absorber. Dans ces cas-là, la force d'attraction exercée par les particules d'argile microscopiques dépasse celle des racines elles-mêmes.
La matière organique
Les restes en décomposition des végétaux et des animaux, ainsi que leurs déjections, constituent la matière organique du sol. Ce matériau augmente lui aussi la surface spécifique du sol et possède une remarquable aptitude à absorber et à conserver l'eau.
Plus un sol est riche en matière organique, plus sa capacité à retenir l'humidité est importante. L'apport régulier de compost ou de paillis (mulch) constitue donc un excellent moyen d'améliorer significativement la rétention d'eau de votre terre.
La structure du sol
La structure d'un sol se définit par la manière dont ses particules fines s'assemblent en agrégats stables. Ces mottes influencent à la fois la surface spécifique du sol et la facilité avec laquelle l'eau s'y draine.
Un sol à mauvaise structure, comme celui que l'on trouve près d'une plage sablonneuse, laisse l'eau passer directement à travers lui sans la retenir. À l'inverse, le fertile sol noir de l'Iowa, doté d'une excellente structure, absorbe de grandes quantités d'eau tout en permettant l'évacuation de l'excédent d'humidité.
La structure dépend en grande partie de la teneur en argile et en matière organique du sol : ces matériaux agissent comme une colle qui soude entre eux les éléments grossiers. Les exsudats racinaires libérés par les plantes contribuent également à lier les particules en petites mottes, créant ainsi une bonne structure du sol.
La porosité
Le volume d'espace situé entre les particules du sol s'appelle la porosité ; elle se mesure au moyen de la densité apparente. Plus un sol est peu dense, plus l'espace disponible entre ses particules est important pour stocker l'eau.
Un sol riche en argile présente davantage d'espace total entre ses particules qu'un sol très sableux. Cela s'explique par le fait que le volume cumulé des innombrables micropores de l'argile dépasse celui des pores plus larges mais moins nombreux du sable.
L'humidité est retenue plus solidement dans les petits espaces interparticulaires grâce aux forces capillaires propres aux liquides. Dans les pores plus vastes, en revanche, la gravité draine l'eau beaucoup plus facilement hors du sol.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049506.html
