Le niaouli (Melaleuca quinquenervia), aussi appelé « arbre punk », et le cajeput (Melaleuca leucadendra), au feuillage fin et retombant, partagent de nombreux traits communs — jusqu'à leur écorce qui s'exfolie en fines couches. Originaires d'Australie, ces deux arbres ne posent généralement aucun problème dans leur climat sec d'origine. Mais le niaouli, fidèle à son surnom de « punk », peut devenir un véritable envahisseur lorsqu'il est introduit dans des régions marécageuses comme la Floride. Dans cet État, il est d'ailleurs classé comme mauvaise herbe nuisible en raison de sa prolifération dans les Everglades.
Côté rusticité, le niaouli se cultive dans les zones USDA 9 à 12, tandis que le cajeput préfère les zones 10 à 12.
Port et croissance
La taille finale de ces deux paperbarks dépend fortement de l'endroit où ils sont plantés. En terrain sec, ils dépassent rarement 9 mètres de hauteur, mais en sol marécageux, ils peuvent atteindre trois fois cette taille, soit près de 27 mètres. L'écrivain jardinier australien Don Burke décrit le cajeput, aux branches gracieusement retombantes, comme le « pendant plus attrayant » du niaouli, qui affiche quant à lui une silhouette plus élancée et dressée.
Feuilles et écorce
Burke qualifie également le feuillage du cajeput de « vert plus lumineux » que celui de son cousin. Ses feuilles, longues de 10 à 18 cm, sont généralement plus grandes que les ovales coriaces du niaouli, qui mesurent plutôt 8 à 10 cm. Les deux espèces dégagent une forte odeur de camphre, susceptible de gêner les personnes sensibles aux odeurs. Les huiles contenues dans leurs feuilles les rendent aussi très inflammables. Toutefois, leurs couches d'écorce qui se détachent retiennent l'humidité, ce qui permet souvent aux arbres de survivre aux incendies de forêt. Le terme « punk » désigne d'ailleurs ce bois friable plutôt qu'un caractère rebelle.
Fleurs et fruits
Le niaouli produit des fleurs blanches en forme de goupillon, pouvant atteindre 15 cm de long, à l'extrémité de ses rameaux, de l'été jusqu'à l'automne. Après la floraison, ces branches se couvrent de petits fruits en forme de boutons capables de libérer des millions de graines pour un seul arbre. Le cajeput présente des fleurs blanches légèrement verdâtres, des fruits similaires et une dispersion de graines tout aussi abondante.
Choisir un melaleuca
Si vous vivez en Floride, le choix est simple : y planter un niaouli est illégal. Il est d'ailleurs préférable d'éviter également le cajeput, qui pourrait devenir aussi envahissant que son cousin. Ces deux arbres présentent aussi un risque potentiel en Louisiane et à Hawaï. Ils seraient en revanche plus faciles à maîtriser dans les régions chaudes et sèches du Texas et de la Californie, où ils ne se ressèment pas aussi librement. Pour les jardiniers peu sensibles aux parfums puissants, la meilleure option consiste peut-être à limiter sévèrement ces paperbarks en les cultivant en bonsaï : leur écorce décorative qui s'exfolie devient alors un véritable atout ornemental.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/trees/1007027231.html
