Les clés d'identification sont des outils précieux pour découvrir le nom d'une plante inconnue ou déterminer sa classification — autrement dit son « arbre généalogique » botanique. Tandis que la clé dichotomique permet de trier les observations faites sur une plante méconnue, les chercheurs se réfèrent souvent au profil de plante publié par le ministère américain de l'Agriculture (USDA) lorsqu'ils souhaitent connaître la lignée complète d'un végétal : famille, genre et espèce.
Les profils de plantes de l'USDA
La base de données Plants Database du département américain de l'Agriculture propose des profils de plantes standardisés couvrant aussi bien les plantes vasculaires que non vasculaires. Le pissenlit appartient à la catégorie des plantes vasculaires, car il possède un réseau de vaisseaux qui transporte les nutriments et l'humidité d'une partie de la plante à une autre.
Au cœur du profil figure l'arbre de classification : une analyse progressive de la lignée de l'être vivant, depuis son règne — celui des plantes, ou Plantae — jusqu'à son espèce, Taraxacum officinale pour le pissenlit commun.
L'arbre de classification du pissenlit
Sous le règne végétal vient le sous-règne : le pissenlit fait partie des plantes vasculaires (Tracheobionta). Vient ensuite la superdivision des plantes à graines (Spermatophyta), catégorie qu'il partage avec les conifères producteurs de cônes (les gymnospermes).
Mais le pissenlit se distingue ensuite en rejoignant la division des plantes à fleurs (Magnoliophyta). La classification se resserre alors au niveau de la classe : le pissenlit est une dicotylédone (classe Magnoliopsida), dotée d'un système de pollinisation plus élaboré que celui d'une monocotylédone (classe Liliopsida), comme le lis turban. Il s'intègre ensuite dans la sous-classe Asteridae, l'ordre des Asterales et la famille des astéracées (Asteraceae ou Compositae).
L'arbre identifie enfin son genre, Taraxacum — ces nombreuses fleurs jaune beurre, souvent envahissantes, que l'on appelle pissenlits. La dernière branche ajoute le descripteur « officinale » au nom du genre pour désigner l'espèce la plus répandue.
La clé dichotomique
Une clé dichotomique repose sur une série d'énoncés appariés, appelés couplets, qui portent sur des caractéristiques et mènent progressivement à l'identification. Lorsqu'il découvre cette méthode, un élève peut recevoir une liste hétéroclite, par exemple : « rocher, boîte de conserve, chat et insecte ». Le premier couplet pourrait s'énoncer ainsi : « 1.a. L'organisme est vivant, aller à l'étape 3 ; 1.b. L'organisme n'est pas vivant, aller à l'étape 2 ».
Après avoir observé que l'objet ne respire pas, la réponse est « 1.b », ce qui élimine le chat et l'insecte. À l'étape 2, l'élève détermine si l'objet est métallique ou non métallique. S'il répond « non métallique », la boîte de conserve est exclue et la réponse finale est : le rocher.
Exemple de clé dichotomique appliquée au pissenlit
Imaginons un pissenlit inconnu, mais manifestement une plante. Le premier couplet de sa clé dichotomique pourrait être : « 1.a. La plante pousse dans l'herbe, aller à l'étape 2 ; 1.b. La plante ne pousse pas dans l'herbe, aller à l'étape 3 ». Viendrait ensuite : « 2.a. La plante a de longues feuilles, aller à l'étape 4 ; 2.b. La plante a de minuscules feuilles, aller à l'étape 5 ».
La série de couplets se poursuit ainsi jusqu'à ce que le pissenlit soit pleinement décrit : une fleur qui pousse dans les gazons, arbore des corolles d'un jaune éclatant, forme des têtes de graines sphériques et présente de longues feuilles profondément dentelées.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/herb-basics/1007025827.html
