Bien que l'environnement intérieur soit plus stable et mieux protégé contre les insectes et les maladies, la culture des plants de tomates à l'intérieur peut s'avérer étonnamment difficile. L'humidité constitue un défi particulier pour le jardinier d'intérieur : une humidité excessive et un feuillage mouillé favorisent la plupart des maladies de la tomate, tandis qu'une humidité trop faible prive la plante de l'humidité essentielle dont elle a besoin. De plus, un espace fermé peut permettre aux maladies de se propager rapidement et de détruire vos plants en très peu de temps.
L'humidité idéale
Pour réussir la culture des tomates en intérieur, vous avez besoin d'une véranda ou d'une pièce bien éclairée. Les tomates nécessitent au minimum six heures de soleil direct par jour, un sol chaud et un taux d'humidité d'environ 60 % pour bien se développer. Avec un arrosage adapté, elles tolèrent des taux d'humidité compris entre 40 et 80 %. Fait intéressant : les tomates peuvent même pousser plus vite en intérieur qu'en extérieur, à condition de leur offrir des conditions optimales. Attention toutefois, l'air climatisé ou chauffé peut être aussi sec que l'air du désert.
Les dangers d'une humidité trop élevée
Lorsque l'humidité est trop forte, elle se condense sur les feuilles et offre un refuge idéal aux spores de champignons présentes dans l'air de la plupart des habitations. Évitez de toucher les feuilles ou les tiges mouillées afin de ne pas propager ces spores vers d'autres parties de la plante. Sachez également que fumer ou manipuler des produits du tabac près de vos plants peut transmettre le virus mortel de la mosaïque du tabac.
Le soleil aide à réduire les maladies foliaires, mais il diminue aussi l'humidité autour de la plante. Une chute brutale de température dans un air humide provoque de la condensation sur les feuilles et les surfaces lisses : c'est précisément là que s'accumulent spores fongiques et mildiou. Essuyez soigneusement toutes les surfaces et nettoyez les éléments en métal, en plastique et en verre avec une solution d'eau de Javel pour éliminer les spores susceptibles d'infecter vos plants.
Les risques d'une humidité trop faible
Le vrai problème survient en hiver, lorsque le chauffage fonctionne : l'air devient très sec et aspire l'humidité du terreau. Vérifiez le sol tous les deux jours et arrosez suffisamment pour qu'il reste frais, sans être détrempé. Par temps très sec, brumisez légèrement le feuillage chaque jour. Un ventilateur de plafond ou un ventilateur oscillant placé à proximité des plants fait circuler l'air et maintient le feuillage au sec, ce qui limite l'attraction des spores de champignons.
La pollinisation
Les tomates sont théoriquement autogames, mais elles sont remarquablement mal conçues pour cette tâche. Les abeilles et les papillons facilitent le travail en extérieur, mais comme personne n'a envie de lâcher des abeilles dans sa maison, c'est au jardinier d'assumer ce rôle. Dès l'apparition des fleurs et leur début d'ouverture, secouez délicatement les plants ou passez-y un plumeau afin de libérer le pollen. Un ventilateur soufflant doucement entre les plantes contribue également à diffuser le pollen.
Pendant la pollinisation, l'humidité doit se situer entre 65 et 70 % pour garantir que les anthères restent suffisamment « collantes » grâce à l'humidité et capturent ainsi le pollen. Le meilleur moment pour polliniser se situe en milieu de journée, lorsque les conditions sont optimales : une pollinisation tôt le matin ou tard le soir donne moins de fruits.
L'irrigation et la ventilation
Le système racinaire des plants de tomates doit bénéficier d'un excellent drainage : la pourriture des racines est un problème fréquent pour les tomates cultivées en pot. Un extracteur d'air capable de renouveler l'atmosphère de la pièce de culture en quelques minutes permet non seulement de contrôler l'humidité, mais aussi d'éliminer les spores de moisissures, de champignons et de mildiou. Faites-le fonctionner tous les jours ou tous les deux jours pour empêcher les spores libérées par le sol ou par les plantes infectées de former des colonies dans votre espace de culture.
Une brise régulière autour des plants réduit également le nombre d'insectes nuisibles susceptibles de s'installer sur les feuilles, les tiges et les fruits. Enfin, placez des galets décoratifs dans des soucoupes sous les pots : ils retiennent l'excédent d'eau après l'arrosage et augmentent naturellement le taux d'humidité ambiant.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-tomatoes/1007133308.html
