Les acariens rouges ne sont pas des insectes, mais des arachnides, cousins des araignées et des tiques. Ces créatures minuscules ressemblent à de petites taches mobiles au revers des feuilles. Elles tissent de fines toiles, s'accrochent à la plante et pondent plus de 100 œufs au cours d'un cycle de vie de 10 à 30 jours. Les acariens rouges posent un problème particulier car ils développent rapidement une tolérance aux pesticides chimiques. C'est pourquoi de nombreux jardiniers estiment que les solutions biologiques sont plus efficaces pour contrôler ce petit envahisseur.
Description
Ces acariens dépassent rarement 0,5 mm de longueur. Normalement actifs lorsque la température se situe entre 15 et 37 °C, ils se multiplient rapidement par temps chaud et sec. La pluie a tendance à les disperser, tandis que le vent les propage d'une plante à l'autre. Leurs toiles fixent leurs œufs à la plante et les protègent même des traitements chimiques. Les adultes ressemblent à de minuscules araignées à huit pattes et présentent une couleur variable : beaucoup sont rouges, d'où le nom de l'espèce, mais ils peuvent aussi être verts, jaunes, roses ou orange.
Symptômes d'une infestation
Les feuilles de tomate infestées développent des lésions, des colorations anormales ainsi que des feuilles jaunies, mortes ou qui tombent prématurément. Les fleurs peuvent également virer au jaune ou prendre des teintes inhabituelles, et perdre leurs pétales ou leurs jeunes fruits avant maturité. Si l'infestation devient trop importante, les acariens peuvent envahir la face supérieure des feuilles, ainsi que les tiges et les fruits. Ces ravageurs se nourrissent en aspirant la sève des tissus végétaux : leur multiplication rapide peut drainer les fluides de la plante et finir par la tuer.
Plantes hôtes concernées
Les acariens rouges s'attaquent à une large gamme de plantes en dehors des tomates : haricots, papaye, pomme de terre, tabac, manioc, coton, agrumes, fraisiers, cucurbitacées, amarante, avocatiers, caféiers, concombres, manguiers, pois, poivrons, pastèques, gombos et légumineuses les attirent tout autant. Ils commencent souvent leur invasion sur d'autres plantes hôtes, puis se propagent comme une traînée de poudre dans tout le jardin.
Pesticides biologiques
Les acariens peuvent être traités avec des pesticides chimiques tels que le dicofol (Kelthane), le malathion ou le soufre en poudre. Deux à trois applications espacées de cinq jours donnent les meilleurs résultats, mais pour les cultures alimentaires comme la tomate, beaucoup de jardiniers préfèrent les solutions naturelles. Une poudre acaricide biologique à base d'huile d'arbre à thé, également employée contre les moustiques, peut être saupoudrée délicatement sur les feuilles. Certains jardiniers obtiennent de bons résultats en pulvérisant du peroxyde d'hydrogène à 3 %, directement sorti du flacon, sur les deux faces du feuillage. Le peroxyde attaque les tissus animaux, tue les insectes et les bactéries, puis se retransforme en eau sans laisser de résidus toxiques. Un mélange plus concentré, composé de peroxyde d'hydrogène à 5 %, d'alcool isopropylique et de liquide vaisselle, s'avère encore plus efficace. À titre préventif, appliquez une huile dormante pendant l'hiver sur les plantes hôtes vivaces afin d'empêcher l'éclosion des acariens au printemps et d'éviter qu'ils n'envahissent vos tomates et vos poivrons.
Méthodes physiques et prédateurs naturels
Une autre solution consiste à introduire des acariens prédateurs pour éliminer les acariens rouges. Ces auxiliaires de culture sont disponibles sous forme de granulés dans les magasins spécialisés en jardinage biologique. Il suffit de saupoudrer vos plantes avec ces granulés : les prédateurs se répandent ensuite dans le jardin en dévorant les acariens nuisibles. Pulvériser simplement de l'eau sur le feuillage permet également de réduire leur nombre. Enfin, une application d'huile de neem ou de savon insecticide biologique, renouvelée à intervalles rapprochés, diminuera efficacement l'infestation, même si cette méthode demande un peu plus de travail.
En résumé
La lutte contre les acariens rouges repose avant tout sur la vigilance : inspectez régulièrement le revers des feuilles, maintenez une humidité suffisante autour des plants et privilégiez des traitements biologiques répétés plutôt que des produits chimiques, auxquels ces ravageurs s'adaptent très vite. Combiner prévention, prédateurs naturels et pulvérisations douces constitue la stratégie la plus durable pour protéger vos tomates.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-tomatoes/1007133307.html
