Le mois d'avril est la période idéale pour partir à la recherche de la morille, ce champignon printanier aussi savoureux que difficile à dénicher. Dans certaines régions, les meilleurs spots de cueillette sont gardés secrets comme un trésor familial. Heureusement, avec quelques astuces bien choisies, vous augmenterez considérablement vos chances de succès. Une fois votre première trouvaille faite, l'identification deviendra un jeu d'enfant. En cas de doute, n'hésitez pas à consulter des cueilleurs expérimentés avant de consommer vos récoltes.
Ormes et vieilles forêts
Les zones qui abritaient autrefois de grands peuplements d'ormes constituent des terrains de prospection privilégiés. Les troncs en décomposition ou les anciens bosquets offrent souvent un environnement idéal pour ces champignons. Les matinées printanières douces, après plusieurs jours de pluie, semblent particulièrement propices à la fructification de ces spores friandes d'humidité.
Les clairières boisées parsemées de grumes mortes en décomposition, où le sol a été perturbé, représentent également d'excellents lieux de recherche. Un terrain vallonné ou légèrement montagneux, capable de retenir l'humidité, mérite lui aussi votre attention. Certains cueilleurs obtiennent même de très bons résultats sur les pentes exposées au nord ou au nord-est.
Le folklore populaire suggère de guetter le moment où les feuilles du cornouiller en fleur atteignent la taille d'une oreille de souris. Autre astuce transmise par les anciens : repérer le premier jour d'avril où le thermomètre affiche environ 22 °C (72 °F) avec une humidité perceptible dans l'air. Cette odeur caractéristique peut être celle des feuilles en décomposition mêlées à l'humidité ambiante.
Trouvez-en une, puis arrêtez-vous
Si vous découvrez une morille, immobilisez-vous immédiatement. Ne faites pas un pas de plus. Observez attentivement le sol autour de vos pieds : il y a fort à parier que vous vous trouviez au milieu d'une belle colonie. Les petites morilles noires sont généralement les premières à apparaître en début de saison. Quelques semaines plus tard, les spécimens plus grands et beige clair font leur apparition, souvent dans les mêmes zones.
Examinez le secteur minutieusement, car ces champignons se camouflent remarquablement bien dans leur environnement. Une fois votre œil habitué, vous en repérerez bientôt de nombreuses autres. Repassez sur les mêmes zones à plusieurs reprises durant tout le printemps. Soyez également attentif aux indices laissés par la faune : écureuils, dindons sauvages et cerfs apprécient autant que nous cette gourmandise forestière.
Laissez-en derrière vous
Récolter un carré de morilles demande patience et sens du partage. Ne prélevez jamais tous les champignons : laissez-en quelques-uns sur place afin de « ressemer » naturellement la zone pour la saison suivante. Une récolte excessive et répétée finirait par épuiser durablement le site.
Pour transporter votre récolte, utilisez un sac en plastique sans trop le remplir, car les morilles sont fragiles et supportent mal les chocs. Profitez pleinement de vos moments en forêt et laissez les lieux dans leur état d'origine. Mieux encore : emportez un sac supplémentaire et ramassez les déchets que vous croiserez en chemin, afin de préserver ces espaces naturels pour les générations futures de cueilleurs.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-mushrooms/1007131969.html
