Considérée par certains comme un mets raffiné n'ayant d'égal que la truffe, la morille est l'une des espèces de champignons sauvages les plus convoitées qui soient. En raison de leur préférence pour les sols humides sans être détrempés, les morilles poussent principalement à l'état sauvage dans les zones ombragées des pentes exposées au sud. Heureusement, la morille est aussi l'un des champignons sauvages les plus faciles à identifier : en observant quelques caractéristiques bien précises, vous pourrez la reconnaître avec certitude.
Ce dont vous aurez besoin
- Un couteau
Les étapes pour identifier une morille
1. Observez la forme du chapeau
Recherchez un chapeau allongé, en forme de cône. Chez la morille, le chapeau s'évase à partir du haut du pied puis se rétrécit presque immédiatement vers un sommet arrondi.
2. Vérifiez la texture en nid d'abeille
Examinez attentivement la structure irrégulière en nid d'abeille, semblable à un treillis, qui recouvre la totalité du chapeau. Les alvéoles saillantes sont très nettes, séparées par des cavités profondes et clairement délimitées. Cette caractéristique unique suffit à elle seule pour identifier une morille avec certitude, car aucune autre espèce de champignon sauvage ne présente ce trait distinctif.
3. Coupez le champignon dans le sens de la longueur
À l'aide d'un couteau, coupez la morille verticalement, au milieu du pied et du chapeau. Chez la morille véritable, le pied comme le chapeau sont entièrement creux.
4. Inspectez le pied coupé pour écarter les fausses morilles
Les cueilleurs débutants confondent parfois les « fausses morilles » avec de véritables morilles. Heureusement, cette confusion est facile à lever. Les fausses morilles possèdent un chapeau lisse, de forme irrégulière et ondulée, évoquant vaguement la matière cérébrale. De plus, leur pied est plein et se prolonge jusqu'au sommet du chapeau. À l'inverse, chez la morille authentique, le pied s'arrête nettement là où il rejoint la base du chapeau.
Un conseil essentiel de sécurité
Les fausses morilles (du genre Gyromitra) peuvent être toxiques, voire mortelles si elles sont consommées, même cuites. Avant de consommer un champignon sauvage, faites-le toujours vérifier par un mycologue expérimenté ou un pharmacien spécialisé. En cas de doute, abstenez-vous : aucune récolte ne vaut un risque pour votre santé.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-mushrooms/1007023946.html
