Introduit en Europe au XVIe siècle, le basilic possède une histoire riche et fascinante. En Inde, il était considéré comme une plante sacrée capable d'éloigner les malheurs : on le cultivait autour des temples et jusque parmi les tombes. Au XVIe siècle, la Grande-Bretagne l'adoptait comme « herbe douce », appréciée pour son parfum délicat. Aujourd'hui, de nombreuses cultures culinaires l'utilisent quotidiennement, et le basilic thaï occupe une place de choix dans la cuisine asiatique.
Noms et caractéristiques du basilic thaï
Le basilic thaï est également connu sous les noms de basilic doux ou de basilic asiatique. On le distingue facilement de son cousin méditerranéen par ses feuilles plus longues et plus étroites, ainsi que par ses notes aromatiques légèrement anisées et citronnées qui font sa renommée dans les plats asiatiques.
Semis à partir de graines
Le basilic se sème très facilement. Pour un démarrage en intérieur, comptez six semaines en arrière à partir de la date locale des dernières gelées : c'est à ce moment que les graines doivent être semées sous abri.
Une autre méthode consiste à semer directement en pleine terre. Dans ce cas, attendez que tout risque de gel soit écarté avant de procéder. Une fois les graines dispersées sur le sol, recouvrez-les d'environ 0,5 cm de terre fine.
Plantation des jeunes plants
Le basilic thaï apprécie le plein soleil ainsi qu'un sol frais mais bien drainé. Lors de la mise en place au jardin, espacez les plants d'au moins 25 à 30 cm. Si vous souhaitez obtenir des plants plus touffus et généreux, prévoyez plutôt un espacement de 40 à 60 cm entre chaque pied.
Entretien du basilic thaï
Le pincement est une étape essentielle pour réussir la culture du basilic. Dès que les plants atteignent environ 15 cm de hauteur, coupez le sommet de la tige centrale de chacun d'eux. Ce geste doit être répété tout au long de la saison : il favorise la ramification latérale et empêche la montée en fleurs, ce qui préserve la qualité des feuilles.
Pensez également à supprimer les tiges florales dès leur apparition et à pailler le pied des plants pendant toute la saison afin de maintenir l'humidité du sol.
Récolte
Le basilic thaï révèle toute sa saveur lorsqu'il est consommé frais. Pour profiter au maximum de son arôme, récoltez-le tôt le matin en coupant les feuilles ou les branches selon vos besoins.
Une autre technique consiste à rabattre la plante entière à 15 ou 20 cm du sol : cette taille vigoureuse stimule la production d'une seconde récolte. Veillez enfin à cueillir tout le basilic restant avant que les températures ne descendent sous les 4 °C, car le froid endommage irrémédiablement les feuilles.
Conservation du basilic thaï
La meilleure façon de conserver le basilic thaï reste la congélation. La méthode la plus simple consiste à placer des brins entiers dans un sac plastique en chassant soigneusement l'air, puis à déposer le sac au congélateur.
Vous pouvez également opter pour le séchage à l'air libre : séparez les feuilles des tiges et disposez-les dans un endroit ombragé pendant deux à trois jours. Si elles ne sont pas complètement sèches, terminez le séchage au four réglé sur la température la plus basse, porte entrouverte, jusqu'à ce que les feuilles soient parfaitement desséchées. Elles pourront ensuite être conservées plusieurs mois dans un contenant hermétique.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-herbs/1007107006.html
