L'eau influence considérablement la production et le rendement en graines des plants de haricot. Cultivé à travers le monde entier, le haricot occupe une place essentielle dans l'alimentation moderne, tant comme légume que comme source de protéines accessible et économique. De nombreuses études scientifiques se sont penchées sur l'effet de l'eau sur cette culture. Des chercheurs du monde entier analysent ainsi les conséquences des différents régimes d'arrosage — qu'il s'agisse d'irrigation abondante ou de restriction hydrique — sur la formation des graines. Pour survivre, absorber l'air et produire des rendements satisfaisants, les plants de haricot ont besoin de quantités d'eau adaptées à leurs besoins.
Effet du régime d'arrosage sur le rendement en graines
Les scientifiques italiens D. Linsalata et V.V. Bianco ont étudié des plants de haricot soumis à différents régimes d'arrosage. Leur méthode consistait à restituer aux plants un pourcentage variable de l'eau perdue par évapotranspiration, c'est-à-dire la somme de l'eau perdue par évaporation du sol et par transpiration végétale.
La transpiration, véritable « sudation » des plantes, représente une perte d'eau importante, comparable à l'évaporation naturelle des lacs, rivières, étangs et sols. Les deux chercheurs ont restitué respectivement 100 %, 75 %, 50 % et 0 % de l'eau évapotranspirée à quatre groupes de plants de haricot. Leurs résultats sont sans ambiguïté : le rendement augmente nettement lorsque les plants reçoivent 100 % de l'eau évapotranspirée. Seul un apport hydrique suffisant, compensant l'eau naturellement perdue, permet donc d'optimiser la croissance et la production de graines, selon la Société internationale pour la science horticole.
Effet du stress hydrique sur le rendement en graines
Une équipe de scientifiques agronomes turcs — M. Isik, Z. Önceler, S. Çakir et F. Altay — a examiné l'impact de différents niveaux d'irrigation sur les plants de haricot. Cinq groupes expérimentaux ont reçu des apports d'eau élevés, moyens, faibles, puis des combinaisons faible-élevé et élevé-faible, et ce sur plusieurs saisons consécutives.
Les différences entre les niveaux d'irrigation se sont révélées particulièrement marquées lors des périodes de faible pluviométrie. Parmi les hybrides testés, le cultivar Karacasehir90 s'est montré moins sensible au stress hydrique que Yunus90. Le stress hydrique survenant après la floraison s'est avéré le plus préjudiciable au rendement en graines. Le groupe bénéficiant d'une irrigation élevée a produit les meilleurs rendements, tandis que les régimes faible-élevé et élevé-faible ont donné les résultats les plus médiocres. Ces observations confirment qu'une irrigation abondante, notamment pendant les périodes sèches, garantit les meilleures récoltes, comme le rapporte l'article de 2005 intitulé « Effects of different irrigation regimes on the yield and yield components of dry bean ».
Effet du stress hydrique sur l'absorption d'ozone
Des chercheurs de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) — David T. Tingey, Gail L. Thutt, Marcia L. Gumpertz et William E. Hogsett — ont évalué l'influence de l'eau sur la sensibilité des plants de haricot à l'ozone. Les tests ont été réalisés dans une chambre à environnement contrôlé, équipée de systèmes d'arrosage régulés par membranes semi-perméables.
Les résultats montrent qu'à mesure que les plants subissent un stress hydrique croissant, leur capacité à absorber l'ozone diminue de façon significative. Après seulement un à trois jours de stress hydrique sévère, les plants de haricot cessent complètement d'absorber l'ozone. Ce constat démontre que le manque d'eau compromet gravement la capacité de la plante à « respirer ». Or, sans respiration normale, aucune plante ne peut produire de bonnes récoltes. Le stress hydrique limite donc la respiration végétale, et par conséquent la production de graines et le rendement global, selon un article publié dans la revue « Agriculture and Environment ».
Conclusion
Ces trois études, menées en Italie, en Turquie et aux États-Unis, convergent vers une même conclusion : l'eau constitue un facteur déterminant de la productivité du haricot. Une irrigation complète et régulière, particulièrement durant les périodes sèches et après la floraison, s'avère indispensable pour maximiser la formation des graines et garantir des rendements optimaux.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-beans/1007102236.html
