Le tournesol a besoin de lumière pour métaboliser les nutriments et produire son énergie. Ces plantes de grande taille, aux capitules imposants, tirent leur luminosité du soleil, lequel offre un spectre complet de longueurs d'onde : rouge, orange, jaune, bleu, indigo, violet et vert. Chaque longueur d'onde apporte une qualité spécifique à la plante. Les plus déterminantes pour la croissance sont le bleu et le rouge ; la moins utile est le vert, car les plantes réfléchissent cette couleur au lieu de l'absorber — c'est d'ailleurs ce qui leur confère leur teinte verte. Les éclairages artificiels horticoles sont ainsi volontairement riches en longueurs d'onde rouges et bleues.
Les ondes lumineuses visibles
La lumière que nous percevons ne représente qu'une fraction du spectre électromagnétique. Les portions invisibles comprennent les rayons gamma, les rayons X et les ultraviolets : ces ondes, plus courtes que les ondes visibles, ne peuvent être détectées sans équipement spécialisé. À l'autre extrémité du spectre figurent les ondes plus longues, comme les infrarouges, les micro-ondes et les ondes radio. Règle générale : plus une onde est courte, plus son énergie est intense. La lumière visible se situe au milieu, avec une puissance modérée.
La lumière du soleil
La lumière solaire combine des ondes ultraviolettes, infrarouges et toutes celles comprises entre les deux. La chlorophylle est spécifiquement structurée pour exploiter cette lumière : elle absorbe le rouge et le bleu tout en réfléchissant le vert. Chaque longueur d'onde correspond à un niveau d'énergie distinct. Le bleu, situé à l'extrémité haute du spectre énergétique, favorise la croissance végétative. Le rouge, moins énergétique, génère une stimulation plus douce mais essentielle : c'est lui qui déclenche la floraison et la fructification, comme en témoignent les immenses fleurs et graines du tournesol.
Le tournesol et la lumière rouge
Avec leurs hautes tiges et leurs fleurs gigantesques, les tournesols illustrent parfaitement l'action combinée des deux spectres. L'influence de la lumière rouge se lit directement dans l'ampleur de la fleur, tandis que le bleu façonne la hauteur de la végétation. Ensemble, elles soutiennent les deux types de croissance et renforcent la santé globale de la plante. Le dioxyde de carbone joue ici un rôle clé : indispensable à la photosynthèse, il est consommé en grande quantité sous lumière bleue et de façon modérée sous lumière rouge, ce qui confère à cette dernière une contribution énergétique intermédiaire.
Lumière artificielle et tournesols
Les lampes fluorescentes diffusent davantage de lumière bleue, propice à la croissance végétative : elles sont donc idéales pour le démarrage des semis de tournesol. Les tubes fluorescents à large spectre conviennent mieux aux plantes en floraison grâce à leur teneur accrue en rouge. Les hortilampes spécialisées combinent rouge et bleu, mais se révèlent généralement moins bénéfiques que les fluorescents. Enfin, les lumières orange-rouges sont parmi les plus facilement absorbées, mais elles stimulent moins la photosynthèse que les teintes bleu-vert en raison de leur apport énergétique plus faible.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/flower-basics/1007099534.html
