La gale de la pomme de terre est une infection qui touche principalement les tubercules de pomme de terre. Elle provoque des lésions sur la peau et une décoloration à l'intérieur du tubercule, ce qui se traduit par des pommes de terre de qualité médiocre. Également appelée gale commune, cette maladie se développe sous terre et ses symptômes ne deviennent visibles qu'au moment de la récolte. Elle est particulièrement sévère dans certains types de sols et dans des conditions spécifiques.
Symptômes
La gale de la pomme de terre se manifeste généralement par des lésions rondes en relief ou des marques d'aspect liégeux, de couleur brunâtre, sur la surface des tubercules. Ces lésions varient en taille et peuvent former des creux lorsqu'elles s'enfoncent profondément dans la pomme de terre. Les lésions profondes sont souvent plus foncées, et le tissu situé sous les croûtes est jaune-brun et presque translucide.
Les tubercules sont vulnérables à l'infection dès leur formation, et des lésions peuvent apparaître quelques semaines seulement après la contamination. Cependant, la gale n'est généralement remarquée qu'en fin de saison ou lors de la récolte. Une fois que les tubercules atteignent leur maturité, ils ne sont plus sensibles aux nouvelles lésions, mais celles déjà présentes continuent de grossir avec le tubercule. Plus la saison de croissance avance, plus la maladie devient sévère.
Un sol trop sec
La gale de la pomme de terre se développe principalement dans les sols chauds et secs. Les sols grossiers, qui s'assèchent rapidement, sont plus propices à cette maladie que les sols fins retenant bien l'humidité. Pour prévenir l'infection, veillez à ce que les tubercules disposent d'une humidité suffisante au début de la saison de croissance.
Pendant les deux premières semaines suivant l'émergence des plants, lorsque le développement des tubercules n'en est qu'à ses débuts, maintenez le sol constamment humide sans excès. Un sol détrempé peut en effet provoquer la pourriture des racines ou freiner la croissance des plants.
Un sol alcalin
La gale de la pomme de terre est causée par un groupe de bactéries appelées actinomycètes, naturellement présentes dans de nombreux sols. Les sols dont le pH dépasse 5,5 peuvent héberger Streptomyces scabies, l'agent pathogène responsable de la maladie. Maintenir le pH du sol en dessous de 5,5 empêche le développement de ces bactéries.
Le soufre peut être appliqué pour abaisser le pH du sol et le rendre plus acide. L'utilisation d'engrais contenant du sulfate d'ammonium et du phosphate diammonique, qui acidifient le sol, réduit la gale de manière plus efficace que les engrais à base de nitrate d'ammonium.
Un taux élevé de calcium
Les sols présentant un rapport calcium/phosphore élevé sont plus vulnérables aux bactéries responsables de la gale. La maladie prospère en effet dans les sols riches en calcium. Le phosphore neutralise les ions calcium, ce qui contribue à prévenir le développement de la gale.
Attention également : les engrais riches en calcium et en nitrate de potassium peuvent augmenter le pH du sol. Il est donc recommandé d'éviter les apports d'engrais fortement calciques, comme le fumier frais.
Un sol contaminé
La gale de la pomme de terre peut contaminer le sol pendant plusieurs années. Si vos cultures ont été touchées par la maladie les années précédentes, pratiquez une rotation en alternant les pommes de terre avec des cultures comme le seigle, la luzerne ou le soja, pendant trois ans après la culture infectée, afin d'éliminer l'infection du sol.
Évitez de planter des cultures à chair charnue, telles que les radis, les navets, les betteraves et les carottes, durant ces rotations. En effet, les problèmes de gale ont tendance à s'accumuler lorsque des cultures sensibles à cette maladie sont plantées fréquemment au même endroit.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/vegetable-garden/1007050274.html
