L'agriculture s'intéresse avant tout à ce qui pousse dans les différents types de sols ; la composition de ceux-ci revêt donc une importance capitale. Il existe de nombreuses façons de classer les sols, mais le Service de conservation des ressources naturelles (NRCS) les classe selon leur localisation et leur composition. Connaître les six niveaux de classification, du plus général au plus spécifique — ordres, sous-ordres, grands groupes, sous-groupes, familles et séries — vous aidera à déterminer ce qui poussera le mieux dans votre propre jardin.
Ordres et sous-ordres de sols
Les ordres de sols correspondent aux environnements dans lesquels ils se trouvent. Les aridisols, par exemple, se rencontrent dans les climats arides, tandis que les mollisols caractérisent les prairies et les milieux herbeux. Les sous-ordres indiquent généralement les conditions dans lesquelles le sol s'est formé. Ainsi, un sous-ordre dont le nom commence par « aqu » s'est probablement constitué en présence d'eau, tandis que « cry » signale une formation liée à la glace. Ces descriptions restent très générales, et un jardinier connaît déjà sans doute l'environnement dans lequel se situe son sol.
Grands groupes et sous-groupes
Les grands groupes et les sous-groupes permettent d'affiner davantage la différenciation des sols. Les grands groupes décrivent plus précisément les éléments ayant contribué à la formation du sol : celui-ci peut par exemple s'être développé à partir de feuilles en décomposition. Les sous-groupes vont encore plus loin et font souvent référence au niveau de contrôle de l'humidité. Connaître la constitution d'un sol ou sa gestion de l'humidité fournit des indices précieux sur ce qu'il est possible de planter avec succès dans un jardin, ou sur les amendements à apporter. Un sol issu de la décomposition de feuilles sera probablement plus acide : il conviendra donc de choisir des plantes tolérant les sols acides, ou d'appliquer un amendement alcalinisant comme la chaux.
Familles et séries
Les familles sont souvent plus déterminantes en ce qui concerne l'usage agricole. Les séries indiquent généralement le lieu où le sol a été recensé — par exemple Portland, en Oregon, ou San Joaquin, en Californie. Bien que les sols ne soient pas habituellement classés jusqu'à ce niveau, il s'agit peut-être de l'aspect le plus important lorsque l'on envisage de créer un jardin. Un sol limoneux, par exemple, retient davantage l'eau, tandis qu'un sol sableux draine mieux. De plus, connaître les sols caractéristiques de votre région vous aide à anticiper ou à surmonter les défis liés au sol, fréquents dans votre zone.
Brève histoire du système de classification
La classification des sols n'est pas une science nouvelle. Parmi les premières tentatives de classification figurent celles de la Chine ancienne, où les sols étaient classés selon leur productivité. Au XIXe siècle, on les distinguait selon leur texture : un sol pouvait ainsi être qualifié de graveleux ou de sableux. Jusqu'en 1975 encore, la classification des sols continuait d'évoluer, prenant en compte à la fois leur origine et leur productivité. Lorsque vous vous intéressez à la classification du sol de votre jardin, gardez donc à l'esprit qu'il existe plusieurs systèmes de classification.
Pour aller plus loin
Comprendre ces six niveaux de classification ne remplace pas une analyse de sol, mais cela constitue un excellent point de départ pour choisir vos plantations et adapter vos amendements. N'hésitez pas à consulter les services de vulgarisation agricole de votre région ou à faire analyser votre terre en laboratoire afin de connaître précisément son pH, sa texture et ses besoins en nutriments.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049814.html
