Les pierres — qu'il s'agisse de gravier, de galets de rivière ou de roche volcanique — constituent un paillis décoratif et durable, fréquemment employé en aménagement paysager et dans les massifs de vivaces. Dans certaines situations, cependant, elles s'avèrent loin d'être idéales, notamment dans les zones cultivées de manière intensive comme les potagers, qui tirent profit de la régulation thermique et de la matière organique apportées par des paillages tels que le foin ou la paille.
Un coût non négligeable
Les pierres ne sont pas forcément coûteuses, mais il est presque toujours nécessaire de les acheter, alors que d'autres formes de paillis peuvent être obtenues gratuitement ou pour une somme modique. De nombreux jardiniers disposent de grandes quantités de tontes de gazon ou de feuilles mortes, deux excellents matériaux de paillage. (Les tontes de gazon doivent être partiellement séchées avant d'être appliquées sur le sol.) Les résidus de culture, comme les fanes sèches de pois (Pisum sativum), peuvent également servir de paillis sans dépense aucune. Si ces matériaux ne sont pas disponibles, les agriculteurs vendent souvent du foin avarié à très bas prix : impropre à l'alimentation animale, il constitue généralement un très bon paillis.
Des difficultés de retrait
Les pierres peuvent poser problème au moment de retirer le paillis. Les potagers ne sont généralement paillés que pendant une partie de la saison de croissance, et même les vivaces ainsi que les espaces paysagers nécessitent une rénovation périodique. Les pierres sont difficiles à enlever en raison de leur petite taille et de leur tendance à s'enfoncer dans le sol. Cela devient particulièrement gênant lorsqu'elles sont assez volumineuses pour gêner une houe ou tout autre outil servant à désherber ou à biner.
Aucun apport en nutriments
L'un des principaux atouts des paillis organiques (paille, foin ou tontes de gazon) réside dans leur capacité à enrichir le sol en nutriments et en matière organique au fur et à mesure de leur décomposition. Il devient ainsi possible de lutter contre les mauvaises herbes tout en améliorant simultanément la qualité du sol. Les pierres, quant à elles, n'apportent aucune matière organique, et les éléments minéraux qu'elles contiennent se libèrent si lentement que leur effet amendant reste négligeable.
Des effets thermiques limités
Le paillis organique est apprécié pour son pouvoir isolant, qui aide à stabiliser la température du sol. La roche, en revanche, n'est pas un isolant. Le paillage est souvent appliqué à la fin du printemps, une fois le sol réchauffé. Le paillis organique protège alors le sol des températures extrêmes de l'été ; cet effet est particulièrement bénéfique pour les cultures de saison fraîche comme la laitue et les petits pois, qui préfèrent un sol plus frais. À l'approche de la fin de la saison, il contribue également à conserver la chaleur accumulée pendant l'été, ce qui permet aux plantes de poursuivre leur croissance jusque tard à l'automne. Un paillage minéral ne procure aucun de ces bénéfices.
En résumé
Décoratif et quasi éternel, le paillage minéral conserve néanmoins des usages ciblés : rocailles, jardins méditerranéens, abords de bassins ou allées. Pour un potager productif, en revanche, mieux vaut privilégier les paillis organiques, à la fois économiques, enrichissants et protecteurs.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/garden-tools-supplies/1007004090.html
