Rien ne vaut la saveur d'une tomate mûre cueillie directement sur le plant : c'est un pur moment de plaisir. Que vous cultiviez plusieurs plants dans votre potager ou une simple plante en pot sur votre terrasse, utiliser le meilleur mélange de terre garantit des tomates juteuses, savoureuses et abondantes.
Préparation du sol
Analysez le sol dans lequel vos plants de tomates seront transplantés et apportez les ajustements nécessaires. Un sol sableux ou trop léger draine l'eau trop rapidement pour que les tomates puissent en profiter. À l'inverse, un sol riche en argile ou particulièrement lourd retient trop d'humidité et provoque la pourriture des racines.
Selon les rédacteurs de la National Gardening Association, ces deux types de sol peuvent être améliorés grâce à l'ajout de matière organique, comme du compost, des feuilles bien décomposées ou des tontes de gazon. La tourbe constitue également un amendement très répandu. Ces additifs permettent aux sols légers ou sableux de mieux retenir l'eau, tout en ameublissant les sols lourds pour favoriser le drainage.
L'association recommande aussi de travailler le sol à l'aide d'une motobineuse ou d'une fourche-bêche sur une profondeur de 15 à 20 cm, afin que les racines puissent s'étendre facilement.
Le pH idéal
L'alcalinité ou l'acidité d'un sol se mesure par son niveau de pH, 7,0 correspondant à la neutralité. Les tomates poussent mieux dans un sol légèrement acide, avec un pH compris entre 6,0 et 6,8.
Ces niveaux variant dans le temps, il est conseillé de les vérifier tous les trois à cinq ans à l'aide d'un kit de test de pH, disponible en jardinerie, en pépinière ou auprès des services de vulgarisation agricole. Si le pH est trop bas, incorporez de la chaux au sol ; à l'inverse, l'ajout de soufre corrige un pH trop élevé. Testez le sol après chaque ajout et ajustez progressivement jusqu'à obtenir le bon équilibre. Astuce pratique : incorporer les amendements à l'automne leur laisse le temps de se mélanger lentement aux autres composants du sol avant la plantation.
La fertilisation
Les engrais jouent un rôle déterminant pour les plants de tomates : ils leur offrent un démarrage vigoureux et maintiennent une bonne croissance jusqu'à la récolte. À environ 15 à 20 cm de profondeur, ou au fond d'un contenant, déposez une fine couche d'engrais commercial ou organique de type 5-10-10.
À défaut d'engrais, vous pouvez utiliser des feuilles décomposées, du compost ou du fumier animal déshydraté. Avant de transplanter vos plants, recouvrez ces amendements de 5 à 8 cm de terre afin d'éviter tout contact direct entre les racines et l'engrais. Celui-ci contient en effet du sel susceptible de soutirer l'humidité des racines et de freiner la croissance.
Selon le North Carolina Cooperative Extension, vous pouvez également pratiquer un apport en surface : « appliquez 2 à 3 cuillères à soupe d'engrais complet par plant, de type 8-8-8 ou 10-10-10, lorsque les plants commencent à nouer leurs fruits, puis renouvelez 4 à 6 semaines après, et ce durant toute la saison de croissance. Veillez à maintenir l'engrais à 10 à 15 cm de la tige pour éviter toute brûlure ».
Les solutions de démarrage
Pour offrir aux jeunes plants de tomates un départ optimal, utilisez une solution de démarrage qui leur assure la meilleure fertilisation possible durant leurs premières semaines de croissance. Vous pouvez en acheter de prêtes à l'emploi en pépinière ou en jardinerie, ou encore préparer la vôtre.
Pour cela, mélangez simplement un engrrais complet de type 8-8-8 avec de l'eau. Si vous cultivez de nombreux plants, comptez environ 450 g d'engrais pour 40 litres d'eau. Pour une culture plus modeste, utilisez 3 à 4 cuillères à soupe d'engrais par litre d'eau. Attention toutefois : limitez la solution à une tasse (environ 25 cl) par plant lors de la transplantation, car un dosage supérieur risquerait de brûler le système racinaire fragile des jeunes tomates.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-tomatoes/1007025295.html
