Le manguier produit un fruit sucré et juteux portant le même nom. Plante tropicale à semi-tropicale, il existe toutefois des cultivars plus récents capables de tolérer de légères gelées. La floraison et la fructification sont compromises lorsque les températures descendent sous 4 °C, et l'arbre meurt lorsque le thermomètre atteint environ -1 °C. Les fruits mûrissent idéalement sur l'arbre entre 100 et 150 jours après la floraison. Une chute prématurée des fruits peut être causée par des variations brutales de température ou par une maladie.
Le manguier : deux grands types de variétés
Il existe deux grandes lignées de manguiers : l'une originaire d'Inde, l'autre des Philippines et d'Asie du Sud-Est. Les variétés asiatiques supportent mieux l'humidité excessive et présentent une certaine résistance au mildiou, tandis que les variétés indiennes sont plus sensibles aux sols détrempés et à l'humidité stagnante sur le feuillage.
Pour que les fruits se forment correctement, le climat doit être chaud et sec ; ces arbres donnent de mauvais résultats dans les régions où les matinées sont fraîches et brumeuses. Le manguier peut atteindre jusqu'à 20 mètres de haut et constitue un bel arbre ornemental. Ses fleurs jaunes ou rouges lui permettent de s'autopolliniser sans nécessiter la présence d'un autre manguier à proximité.
L'anthracnose : la principale cause de l'éclatement des fruits
L'anthracnose est la cause la plus probable de la fissuration des mangues avant leur maturité. Cette maladie fongique courante touche aussi bien les arbres fruitiers que les espèces ornementales. Le champignon est particulièrement actif par temps chaud et humide, et l'arrosage par aspersion au-dessus du feuillage en favorise souvent l'apparition.
Les symptômes incluent des taches noires sur les feuilles, la chute des jeunes fruits et la fissuration des fruits encore immatures. Un traitement fongicide appliqué au début du printemps offre une certaine protection, tout comme les mesures culturales préventives telles qu'un arrosage directement au pied de l'arbre.
Des conditions de culture inadaptées
Pour une fructification optimale, le manguier doit être planté en plein soleil. Des gelées précoces survenant avant la récolte font éclater les fruits et compromettent l'intégralité de la production.
Un excès d'eau pendant la période de fructification provoque un gonflement excessif des fruits, qui finissent par rompre leur peau. Il est donc essentiel de choisir un emplacement au sol parfaitement drainé pour éviter ce type de problème. Enfin, une fertilisation tardive réalisée au moment de la nouaison stimule une pousse végétative rapide qui peut faire éclater l'épiderme des fruits.
Dégâts d'insectes et blessures mécaniques
Les mangues peuvent également se fendre après avoir été endommagées par des insectes. En se nourrissant, ces derniers créent de petites plaies d'entrée qui ne cicatrisent pas toujours : elles s'allongent progressivement jusqu'à provoquer une fissure.
Toute autre blessure, comme une entaille causée par une branche pointue, expose le fruit à la pourriture. Dans ce cas, les tissus gonflent et deviennent mous avant même que le fruit n'ait pu achever sa croissance et mûrir. Le fruit devenu malade est alors naturellement avorté par l'arbre.
Comment prévenir ce problème ?
Pour limiter l'éclatement prématuré de vos mangues, privilégiez un arrosage au pied plutôt qu'en aspersion, assurez-vous d'un excellent drainage du sol, évitez les fertilisations tardives en période de fructification et appliquez un traitement préventif contre l'anthracnose dès le début du printemps. Une surveillance régulière des ravageurs complète efficacement cette stratégie de protection et vous aidera à obtenir une récolte saine et généreuse.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-edibles/1007104665.html
