Un maïs frais et savoureux exige beaucoup d'espace, d'eau et un engrais capable d'apporter de l'azote au sol. Une culture peut ne jamais s'en remettre en cas de carence en nutriments. Un fumier composté et une matière organique riche incorporée à la terre constituent un excellent point de départ pour obtenir une récolte abondante. Avec une bonne préparation, chaque tige devrait produire au moins deux épis. L'azote supplémentaire favorise également une croissance plus rapide.
Selon Robert Cox, expert auprès du service de vulgarisation de l'université du Colorado (Colorado State University Extension), il est recommandé d'ajouter un engrais complémentaire lorsque les plants de maïs atteignent 30 à 45 cm de hauteur.
Les cultures de couverture riches en nutriments
Le maïs consomme énormément de nutriments pour produire des épis sains. Les symptômes d'une carence en azote sont bien reconnaissables : feuilles jaunies, tiges grêles et grains flétris. Parmi les plantes de couverture les plus efficaces figurent le trèfle à croissance rapide, le seigle et la luzerne. Ces cultures sont incorporées au sol avant le semis du maïs. Lorsque le labour n'est pas pratiqué, on laisse simplement la culture de couverture dépérir sur place afin qu'elle serve de paillis protecteur. Les graminées comme le blé possèdent quant à elles de longues racines capables de puiser l'azote dans les couches profondes du sol.
La tradition des Trois Sœurs
Issue des traditions amérindiennes, la technique dite des « Trois Sœurs » consiste à planter des courges et des haricots autour des pieds de maïs. En grimpant le long des tiges de maïs, qui leur servent de tuteur naturel, les haricots fixent l'azote atmosphérique dans le sol. Ils renforcent ainsi la stabilité des plants de maïs, qui résistent mieux au vent. Planifier à l'avance et cultiver le maïs là où poussaient des légumineuses l'année précédente offre également une longueur d'avance en azote. Quant à la courge, elle couvre le sol, conserve l'humidité et limite la pousse des mauvaises herbes. Ses feuilles piquantes découragent en outre les prédateurs.
La soupe de déchets de cuisine
Une forme originale de compostage consiste à récupérer les restes alimentaires non carnés et les légumes crus, puis à les mixer jusqu'à obtenir une sorte de soupe. Plutôt que de verser ce mélange dans un tas de compost classique, nourrissez-en directement vos plants de maïs. Creusez une tranchée d'environ 7 à 8 cm de profondeur entre les rangées de maïs, versez-y la soupe de déchets puis recouvrez de terre. C'est un moyen rapide d'apporter à votre maïs un surplus d'azote et d'autres nutriments essentiels.
Le marc de café associé au compost
Votre café du matin peut aussi réveiller votre compost tout en nourrissant votre maïs en azote. D'après le site Science Daily, le marc de café usagé contient environ 2 % d'azote en volume. Pour que le maïs profite pleinement de cet apport, le marc doit impérativement être composté au préalable : incorporé directement dans la terre, il favorise en effet le développement de micro-organismes qui consomment l'azote du sol. Bonne nouvelle supplémentaire : les tas de compost montent plus rapidement en température lorsqu'on y ajoute du marc de café. Le filtre en papier peut être jeté dans le tas avec le reste.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-corn/1007022362.html
