Le myrtillier est l'un des arbustes fruitiers les plus faciles à transplanter, à condition de respecter quelques règles essentielles. Que vous souhaitiez déplacer un pied existant ou installer une nouvelle plantation, ce guide vous accompagne pas à pas pour garantir la reprise de votre arbuste et profiter de délicieuses myrtilles pendant de nombreuses années.
1. Choisir le bon moment pour transplanter
La meilleure période pour transplanter un myrtillier se situe en automne, après la chute des feuilles, lorsque la plante est en dormance. Cela permet à l'arbuste de développer de nouvelles racines avant l'hiver. La fin de l'hiver, juste avant le débourrement, constitue également une alternative valable dans les régions au climat doux.
2. Préparer le trou de plantation
Creusez un trou environ deux fois plus large que la motte de racines et légèrement plus profond que sa hauteur. Le myrtillier exige un sol acide, avec un pH compris entre 4,5 et 5,5. Enrichissez la terre extraite avec du compost bien décomposé ou de la tourbe blonde afin d'améliorer le drainage et la fertilité. Si votre sol est trop calcaire, envisagez une culture en bac ou l'apport de soufre pour acidifier le terrain.
3. Déterrer le myrtillier
Déterrez soigneusement l'arbuste en veillant à conserver un maximum de racines autour de la motte. Les racines du myrtillier sont fines et superficielles : travaillez avec une bêche à bonne distance du tronc pour limiter les blessures.
4. Planter l'arbuste dans son nouvel emplacement
Placez le myrtillier au centre du trou en veillant à ce que le collet affleure le niveau du sol. Rebouchez avec le mélange de terre préparé, puis tassez fermement autour de la base afin d'éliminer les poches d'air qui pourraient dessécher les racines.
5. Arroser abondamment
Arrosez généreusement dès la plantation pour tasser la terre naturellement et favoriser l'émission de nouvelles racines. Utilisez de préférence de l'eau de pluie ou non calcaire, car les myrtilliers sont sensibles à la dureté de l'eau.
6. Pailler le pied de l'arbuste
Étalez une couche de paillis de 5 à 10 cm d'épaisseur, comme des aiguilles de pin, de la paille ou des écorces de pin, autour de la base de l'arbuste. Ce paillage maintient l'humidité du sol, limite la pousse des mauvaises herbes et contribue à acidifier progressivement le terrain.
7. Fertiliser au printemps
Au printemps, apportez un engrais adapté aux plantes acidophiles (type rhododendron ou bruyère), en suivant les doses indiquées sur l'emballage. Évitez les engrais trop riches en azote qui favoriseraient le feuillage au détriment des fruits.
8. Maintenir un arrosage régulier
Arrosez régulièrement, surtout par temps chaud et sec. Un myrtillier a besoin d'environ 2,5 cm d'eau par semaine. La première année suivant la transplantation est déterminante : ne laissez jamais le sol se dessécher complètement.
9. Tailler l'arbuste
Taillez le myrtillier en hiver, pendant la période de repos végétatif, pour supprimer les branches mortes, malades ou endommagées. Profitez-en pour aérer le centre de l'arbuste et éliminer les vieilles branches peu productives, ce qui stimulera la fructification.
10. Protéger contre les ravageurs et les maladies
Les myrtilliers peuvent être attaqués par divers parasites et maladies, notamment les pucerons, la mouche de la myrtille, l'oïdium et la rouille. Inspectez régulièrement le feuillage et les fruits, et intervenez rapidement avec des traitements adaptés, de préférence biologiques. Un filet de protection peut également s'avérer utile pour préserver la récolte des oiseaux.
En résumé
En suivant ces dix étapes — du choix de la période au suivi post-plantation — vous mettrez toutes les chances de votre côté pour réussir la transplantation de vos myrtilliers. Avec un sol acide, un arrosage suivi et un entretien régulier, votre arbuste vous récompensera par des récoltes abondantes de myrtilles fraîches et savoureuses pendant de nombreuses années.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-blueberries/1007136082.html
