La culture biologique du riz repose sur les mêmes principes que la riziculture conventionnelle, à une différence majeure près : elle exclut totalement l'utilisation de pesticides et d'engrais chimiques de synthèse. Si elle permet généralement de réduire les coûts de production, elle affiche en contrepartie un rendement à l'hectare plus faible. En revanche, ces méthodes présentent un avantage écologique indéniable : elles limitent considérablement les risques de contamination des sols et des eaux par les intrants chimiques. À titre indicatif, la production biologique représentait environ 5 % de la production rizicole mondiale en 2010.
La rotation des cultures
Cultiver du riz de manière intensive sur la même parcelle, année après année, épuise les nutriments du sol et favorise la prolifération des adventices et des ravageurs. Le National Sustainable Agriculture Information Service (service national d'information sur l'agriculture durable) recommande aux producteurs biologiques d'adopter un système de rotation triennal, alternant le riz, le soja et une céréale telle que le maïs ou le sorgho. Cette pratique permet de réduire la quantité de graines de mauvaises herbes présentes dans le sol et de rompre le cycle de vie des principaux parasites.
La maîtrise des périodes d'inondation
Le riz se cultive traditionnellement dans des champs inondés. Contrôler avec précision le moment et le niveau d'inondation des parcelles constitue une technique efficace pour limiter la pression des ravageurs et des adventices, en les détruisant alors qu'ils sont encore en phase de développement. Les riziculteurs bio doivent donc veiller à inonder leurs champs selon un calendrier rigoureux afin de minimiser les risques phytosanitaires.
Le choix des variétés
Toutes les variétés de riz ne se prêtent pas également bien à la culture biologique. Certaines, notamment les variétés traditionnelles ainsi que quelques créations plus récentes, s'adaptent mieux que d'autres. C'est le cas par exemple de la variété J-18, un riz haut et à cycle long (saison de croissance étendue), qui répond favorablement aux engrais organiques tout en étant peu sensible aux attaques de ravageurs. À l'inverse, bon nombre de variétés sélectionnées principalement pour la culture conventionnelle donnent des résultats décevants en conditions biologiques. Le choix de la bonne variété est donc déterminant pour garantir une bonne récolte.
La fertilisation organique
Si les producteurs biologiques ne peuvent pas recourir aux engrais chimiques, les fertilisants organiques et les amendements du sol permettent néanmoins d'améliorer sensiblement les rendements et la vigueur de la culture. Selon le National Sustainable Agriculture Information Service, les engrais verts tels que le trèfle peuvent couvrir entre un tiers et la moitié des besoins en azote des variétés de riz à haut rendement. Parmi les autres solutions de fertilisation adaptées à l'agriculture biologique figurent le fumier animal, le compost et les amendements minéraux naturels.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/green-organic/1007100294.html
