Les bactéries jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement d'un écosystème du sol. Sans elles, les plantes seraient incapables d'absorber les nutriments indispensables à une croissance saine ; elles seraient également exposées à de nombreuses maladies contre lesquelles les bactéries du soil offrent une protection naturelle. De nombreuses espèces de bactéries cohabitent dans le sol, allant des plus inoffensives aux plus nuisibles. Comprendre quelles espèces peuvent représenter une menace pour vos plantes vous permet de mieux les protéger contre d'éventuels problèmes.
Qu'est-ce que les bactéries anaérobies ?
Le terme « anaérobie » désigne toute espèce de bactérie capable de survivre dans un environnement pauvre en oxygène ; certaines anaérobies considèrent même l'oxygène comme toxique. Elles se distinguent ainsi des bactéries aérobies, qui ont impérativement besoin d'oxygène pour survivre.
Par conséquent, les sols bien drainés et aérés favorisent le développement des bactéries aérobies, tandis que les bactéries anaérobies prospèrent à l'intérieur des agrégats du sol dans les terrains trop humides et mal drainés.
Leur rôle dans le sol
L'une des fonctions majeures des bactéries du sol consiste à convertir l'azote gazeux présent dans l'air en nitrates et nitrites, des formes assimilables par les plantes, car celles-ci ne peuvent pas absorber directement l'azote gazeux. Or, les bactéries anaérobies accomplissent ce processus en sens inverse : elles transforment les nitrates et les nitrites en azote gazeux.
C'est pourquoi de nombreuses bactéries anaérobies du sol sont également appelées « bactéries dénitrifiantes ». Cette dénitrification participe au cycle naturel de l'azote dans l'écosystème.
Quels dangers représentent-elles ?
Bien que la dénitrification soit une fonction importante dans un écosystème du sol, les bactéries anaérobies peuvent aussi avoir des conséquences négatives, en particulier si vous souhaitez y cultiver des plantes. En effet, elles produisent des toxines capables d'endommager les structures racinaires.
Un système racinaire affaibli rend les plantes beaucoup plus vulnérables aux maladies qui attaquent la plante depuis les racines vers le haut, compromettant ainsi sa santé globale.
Le cas particulier du compost
La présence d'une forte concentration de bactéries anaérobies dans un tas de compost peut également poser problème. Ces désagréments soulignent l'importance de garantir une teneur suffisante en oxygène dans votre compost, notamment en le retournant régulièrement.
En milieu anaérobie, les bactéries produisent des acides organiques et des amines qui génèrent une forme d'azote inutilisable par les plantes, voire parfois toxique pour elles. De plus, ces micro-organismes libèrent des composés tels que le sulfure d'hydrogène, la cadavérine et la putrescine, responsables de l'odeur fétide caractéristique d'un compost mal aéré.
Comment prévenir leur prolifération
Pour limiter le développement des bactéries anaérobies, veillez à améliorer le drainage de votre sol en incorporant de la matière organique comme du compost mûr ou du sable grossier. Évitez les arrosages excessifs et pensez à aérer régulièrement la terre, notamment dans les zones compactées. Un sol équilibré, riche en oxygène, favorise naturellement les bactéries bénéfiques au détriment des espèces indésirables.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049681.html
