Située sur l'île d'Hawaï, la petite ville de Pahala comptait, en juillet 2011, 433 maisons dont le prix moyen s'élevait à environ 80 900 dollars, tandis que le revenu médian des ménages dépassait légèrement les 30 000 dollars par an. Autrefois dominée par l'industrie sucrière, Pahala vit aujourd'hui essentiellement du tourisme, qui a remplacé le « roi Sucre ». La ville constitue également une porte d'entrée vers le parc national des volcans d'Hawaï, dont la superficie a été accrue de 50 % grâce à une vaste acquisition foncière menée par des défenseurs de l'environnement soucieux de préserver ce territoire d'exception. Quant au littoral de Pahala, connu sous le nom de Ka'u, il représente la plus grande côte inhabitée de tout l'archipel.
Des origines polynésiennes aux explorateurs européens
L'histoire foncière de Pahala débute vers 300 après J.-C., lorsque les premiers colons venus de Polynésie s'installent sur l'île. Vers l'an 1200, une seconde vague de colons arrive et soumet les populations déjà établies. En 1779, l'explorateur britannique James Cook atteint à son tour les côtes hawaïennes, ouvrant une nouvelle page de l'histoire de l'archipel.
1848 : le Grand Mahele, un tournant foncier majeur
En 1848, le roi Kamehameha III autorise pour la première fois les étrangers à acquérir des terres jusque-là propriété exclusive des Hawaïens. Cette réforme, entrée dans l'histoire sous le nom de « Grand Mahele », transforme en profondeur le paysage foncier local. Des hommes d'affaires étrangers achètent alors de vastes domaines pour y pratiquer l'élevage, cultiver la canne à sucre et produire d'autres denrées, notamment la noix de macadamia, qui demeure aujourd'hui encore une industrie essentielle de la région.
Le milieu du XIXe siècle : l'essor des ranchs et du sucre
En 1860, la Couronne hawaïenne concède en bail les terres du Kapapala Ranch à deux hommes d'affaires ; le site reste d'ailleurs une exploitation d'élevage de nos jours. En 1866, Theophilus Brown, ancien capitaine d'un navire baleinier, achète le ranch de Kahuku et se lance à son tour dans l'élevage. Deux ans plus tard, en 1868, la première compagnie sucrière commerciale voit le jour à Pahala : la plantation de Pahala s'étend alors sur près de 20 000 acres, soit environ 8 000 hectares. Aujourd'hui, des cottages accueillant les touristes se dressent là où poussaient autrefois les champs de canne à sucre.
1877 : la naissance du Volcano House
Le Volcano House est construit en 1877. Simple hutte de chaume à ses débuts, il devient rapidement une étape prisée des voyageurs venus admirer l'activité volcanique des environs. Le lieu accueille ensuite des photographes qui œuvrent à sa reconnaissance officielle : le bâtiment est ainsi inscrit au Registre national des lieux historiques en tant que centre d'accueil le plus ancien de Hawaï.
Du royaume indépendant au parc national
Créé par le Congrès américain dans les années 1910, le parc national des volcans d'Hawaï s'étend aujourd'hui sur plus de 500 milles carrés (environ 1 300 km²). Il bénéficie de plusieurs distinctions prestigieuses : Réserve internationale de biosphère et site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
L'année 1959 marque une étape décisive : Hawaï devient le 50e État des États-Unis. Auparavant, l'archipel avait longtemps préservé son indépendance sous le nom de royaume de Hawaï, avant d'être annexé comme territoire américain en 1898.
Plus récemment, en 2003, le parc national et l'organisation environnementale The Nature Conservancy ont acquis conjointement 116 000 acres (environ 47 000 hectares) du célèbre Kahuku Ranch, pour un montant total de 22 millions de dollars. Cet achat historique a permis d'accroître de moitié la superficie du parc tout en garantissant la protection durable de ce patrimoine naturel unique.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/home-building/1007123287.html
