Comme son nom l'indique, le vide sanitaire désigne une sorte de mini-sous-sol dont la hauteur varie généralement entre 25 et 65 centimètres. Le terme peut parfois aussi s'appliquer à un petit comble. Cet espace, inaccessible autrement qu'en rampant, sert notamment à protéger la maison de l'humidité du sol tout en facilitant le passage des réseaux (canalisations, câbles) et les interventions d'entretien. Un vide sanitaire sous plancher résulte du mode de fondation dit « poteau-poutre ». Ce type de fondation n'est que partiellement en béton : les poteaux sont ancrés dans le sol et soutiennent un plancher en bois. Ils dépassent généralement d'environ trente centimètres hors du sol, ce qui crée un espace libre au-dessus de la fondation en béton. Cette technique, mise au point après la Seconde Guerre mondiale, permet l'existence d'un vide sanitaire même dans les régions froides.
La technique poteau-poutre
La méthode de fondation poteau-poutre vise avant tout à maintenir les planchers en bois et les poutres porteuses à distance du sol. Cela peut s'avérer nécessaire lorsque le terrain est durablement humide ou acide. C'est pourquoi les maisons de bord de mer et les habitations situées dans des zones très humides adoptent souvent ce type de fondation et possèdent, par conséquent, un vide sanitaire.
Les vides sanitaires sur piliers
La construction poteau-poutre repose sur une semelle en béton enterrée profondément, généralement à plus de trente centimètres. Cette semelle est normalement enfouie sous la « ligne de gel », c'est-à-dire à une profondeur à laquelle le sol n'est pas affecté par le gel hivernal. Le pilier est édifié sur cette semelle et est presque toujours réalisé en béton. Au-dessus se trouve le poteau, qui soutient ensuite les solives du plancher. Cela crée automatiquement un vide sanitaire, intégré dès la conception de la fondation : celui-ci repose donc sur des piliers et des semelles en béton, mais son « plafond » est constitué de bois.
Les fondations superficielles
Depuis les années 1960, même dans les pays froids, les constructions font appel à des méthodes permettant de créer un vide sanitaire avec des fondations classiques. On parle de « fondation superficielle », utilisée pour réduire les coûts de construction, de conception et de réparation. Le vide sanitaire est alors réalisé avec des blocs de béton ordinaires ou une fondation coulée, habituellement associés à un véritable sous-sol. Cette approche reste toutefois assez rare aux États-Unis : plus la région est froide, plus la fondation en béton doit être profonde.
Les vides sanitaires en béton
En Scandinavie, en Islande et, de plus en plus, dans le nord des États-Unis, les fondations superficielles intègrent des solutions d'isolation et des systèmes de drainage plus performants, qui rendent la fondation moins vulnérable aux dégâts du gel. Lorsque le vide sanitaire ou le sous-sol peu profond est correctement isolé et chauffé, le gel autour de la structure fond partiellement, ce qui autorise une fondation moins profonde. Ainsi, bien que le vide sanitaire soit traditionnellement associé à la construction poteau-poutre, les progrès récents en matière de chauffage et d'isolation permettent désormais de l'intégrer aux constructions à fondations superficielles.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-materials-supplies/1007115867.html
