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Mon kalanchoé « oreille d'âne » dépérit : causes et solutions

Originaire de Madagascar, le kalanchoé « oreille d'âne » est une plante succulente appartenant à la famille des Crassulacées, celle du jade. Les jardiniers l'apprécient particulièrement pour sa longue période de floraison (six à huit semaines), ses feuilles charnues aux bords dentelés et ses tiges dressées qui peuvent atteindre 30 centimètres de hauteur lorsqu'elle bénéficie de bons soins. Cependant, des soins inadaptés, les insectes, les maladies fongiques et les virus peuvent entraîner son déclin, voire sa mort. Identifier rapidement le problème et agir en conséquence sont essentiels pour sauver votre plante.

Des soins inadaptés

Un arrosage incorrect est la première cause de mortalité chez le kalanchoé. Comme toutes les succulentes, il stocke l'eau dans ses feuilles. Un excès d'eau favorise l'apparition de maladies telles que la pourriture des racines, tandis qu'un manque d'eau assèche progressivement la plante.

Pour savoir quand arroser, enfoncez vos doigts dans les cinq premiers centimètres de terreau. Si le substrat est sec sur cette profondeur, arrosez abondamment jusqu'à ce que l'eau s'écoule par les trous de drainage au fond du pot. Laissez ensuite la surface du sol sécher complètement entre deux arrosages.

Les insectes nuisibles

De nombreux insectes peuvent s'attaquer au kalanchoé : pucerons, thrips californiens, acariens du cyclamen, cochenilles farineuses et sciarides. Inspectez régulièrement votre plante à la recherche de feuilles endommagées ou décolorées, de fleurs déformées ou d'une croissance ralentie.

Pour identifier l'insecte responsable, placez un piège chromatique jaune englué à proximité de la plante et examinez-le chaque semaine. Traitez les infestations avec un savon insecticide dilué dans l'eau, en renouvelant l'application si nécessaire.

Les maladies fongiques

Plusieurs champignons pathogènes peuvent infecter le kalanchoé : botrytis, myrothécium, rhizopus, pythium, phytophthora et thielaviopsis. Ces maladies provoquent la pourriture des tiges, des racines affaiblies et un déclin général de la plante.

La maladie fongique la plus fréquente reste l'oïdium, reconnaissable à un fin duvet blanc poudreux qui recouvre le feuillage. Les symptômes incluent le jaunissement des feuilles, la chute prématurée du feuillage et une croissance stoppée. Traitez avec un fongicide spécifiquement formulé contre la maladie identifiée. Lisez attentivement l'étiquette avant toute application : certains produits se révèlent phytotoxiques pour les kalanchoés.

Les maladies virales

Le virus de la mosaïque du kalanchoé (kalanchoe mosaic potyvirus) est la virose la plus courante. Transmis principalement par les pucerons, il se manifeste par un motif de mosaïque vert foncé sur les feuilles. D'autres virus peuvent également infecter la plante : le virus des taches jaunes, le carlavirus et le virus latent du kalanchoé.

Aucun traitement curatif n'existe contre ces maladies virales : il faut impérativement retirer et détruire les plantes contaminées pour éviter la propagation. En prévention, pulvérisez régulièrement un insecticide afin d'éliminer les pucerons, principaux vecteurs de ces virus.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/plant-basics/1007111638.html
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