La reproduction végétative, ou multiplication végétative, peut s'effectuer au moyen de tubercules, de tiges, de stolons ou de bulbes. Certaines plantes, comme la pomme de terre (Solanum tuberosum), ne se reproduisent que par tubercules, tandis que d'autres espèces de plantes à fleurs, de grimpantes ou de plantes aquatiques combinent plusieurs méthodes pour se multiplier. La propagation par tubercules permet d'obtenir plusieurs plants à partir d'un seul organe de réserve, mais elle présente aussi quelques inconvénients.
Une reproduction asexuée
La reproduction végétative est un mode de multiplication asexuée qui ne nécessite qu'un seul parent. Cette méthode permet une propagation bien plus rapide que la reproduction sexuée, et plusieurs plants peuvent être obtenus à partir d'un unique tubercule.
Chaque nouvelle plante est un clone exact du pied mère : les caractères recherchés sont fidèlement conservés, mais les défauts et les maladies se transmettent tout autant. Les virus constituent un problème connu dans la multiplication des tubercules, même si des mesures appropriées permettent d'en limiter la propagation.
Légumes et tubercules comestibles
La pomme de terre est l'exemple le plus courant de plante multipliée par tubercules. Il suffit de couper un tubercule en plusieurs fragments, chacun portant au moins un bourgeon, appelé « œil ». Une fois plantés, ces yeux émettent des feuilles. La photosynthèse produit alors des nutriments qui sont envoyés vers le sol et stockés dans de nouveaux tubercules en formation. Avec le temps, ceux-ci grossissent et deviennent de nouvelles pommes de terre.
Le topinambour (Helianthus tuberosus) se reproduit de façon similaire. Vivace et rustique, il se cultive aisément dans les zones de rusticité USDA 5 à 8.
Plantes à fleurs
Le bégonia tubéreux (Begonia x tuberhybrida), adapté aux zones USDA 9 à 11, est une plante à fleurs dotée de racines tubéreuses. Moins volumineuses que celles de la pomme de terre, ces racines peuvent néanmoins servir à la multiplication : il suffit de les découper en plusieurs morceaux portant chacun au moins un œil. Le bégonia tubéreux peut également être multiplié par boutures de tiges. Bien qu'il ne soit pas originaire d'Amérique du Nord, il n'est pas considéré comme une espèce envahissante.
Plantes aquatiques
L'hydrille, ou thym d'eau (Hydrilla verticillata), est une plante aquatique qui enfouit ses tubercules dans les sédiments du fond, où ils se multiplient sous la surface. Elle illustre parfaitement comment la rapidité de la reproduction végétative peut transformer une espèce en véritable fléau.
La plante dépérit lorsque les températures de l'air et de l'eau descendent en dessous de 15 °C (59 °F), mais elle prolifère dès que le mercure remonte au-dessus de ce seuil. Elle peut ainsi étouffer n'importe quel lac ou cours d'eau douce. L'hydrille est rustique dans les zones USDA 5 à 11.
Avantages et limites de cette méthode
En résumé, la multiplication par tubercules offre rapidité et fidélité génétique, ce qui en fait une technique idéale pour conserver les caractéristiques d'une variété. Toutefois, l'absence de diversité génétique rend les clones particulièrement vulnérables aux maladies. Il est donc essentiel de sélectionner des tubercules sains, voire certifiés, afin de garantir des récoltes vigoureuses et durables.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/plant-basics/1007111326.html
