Considéré comme un foin haut de gamme, le foin de luzerne est très recherché par les producteurs laitiers, les cavaliers et les autres éleveurs, et atteint régulièrement des prix élevés sur le marché. Cette culture particulièrement adaptable permet généralement d'obtenir plusieurs coupes au cours d'une même saison de croissance. Toutefois, plusieurs facteurs doivent être maîtrisés pour garantir un foin de qualité supérieure.
Le semis
La luzerne est une légumineuse vivace qui, contrairement à de nombreuses graminées, ne se ressème pas naturellement. Elle doit donc être replantée tous les cinq à dix ans. Le semis peut être effectué au printemps ou à l'automne, en utilisant des techniques conventionnelles au semoir ou le semis direct sans labour. Pour prospérer, la luzerne exige un sol profond et bien drainé.
Le choix de la variété doit tenir compte de l'utilisation prévue de la culture ainsi que des conditions climatiques locales. John Jennings, spécialiste des fourrages à l'Université de l'Arkansas, recommande un semis à raison de 15 à 20 livres par acre (soit environ 17 à 22 kg par hectare), selon que l'on souhaite obtenir une culture pure ou une association avec des graminées.
La fertilisation
Qu'elle soit semée au printemps ou à l'automne, la luzerne nécessite une analyse de sol réalisée bien en amont afin de vérifier sa fertilité. Cette anticipation permet, en cas de carences, d'apporter les engrais nécessaires au bon moment pour favoriser une croissance optimale.
Le pH du sol doit être compris entre 6,5 et 7 : la luzerne ne se développe pas dans les sols trop acides. La teneur en phosphore est déterminante pour cette culture, mais la potasse et le bore sont tout aussi indispensables. Des niveaux adéquats de potassium et d'azote contribuent par ailleurs à augmenter significativement les rendements.
Lutte contre les mauvaises herbes et les ravageurs
Une luzerne semée à l'automne rencontre généralement moins de problèmes de mauvaises herbes qu'une culture de printemps. Comme ces dernières réduisent la production de luzerne, le recours aux herbicides s'avère indispensable. Certains traitements sont appliqués avant le semis, mais une surveillance régulière reste nécessaire pendant la croissance afin de traiter spécifiquement chaque type d'adventice identifié.
Côté ravageurs, les plus destructeurs sont les chenilles légionnaires, les pucerons et les charançons de la luzerne. Les producteurs doivent également rester vigilants face aux méloés : ce coléoptère toxique rend la récolte impropre à la consommation équine, un critère crucial pour les vendeurs visant le marché des chevaux.
La récolte
Le moment de la coupe détermine directement la valeur nutritionnelle du foin. La luzerne affiche sa teneur maximale en protéines — plus de 18 % — lorsqu'elle est récoltée au stade bouton floral. Une fois la pleine floraison atteinte, ce taux chute à moins de 12 %.
Un foin de qualité idéale se reconnaît à son abondance de feuilles, sa couleur vert vif et ses tiges fines et souples. Il doit dégager une odeur fraîche et agréable, sans aucune trace de moisissure. Après la coupe, la luzerne est généralement laissée à sécher au champ avant le pressage en balles. Dans les climats tempérés, quatre à cinq coupes annuelles peuvent être envisagées.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/outdoor-growing/1007110865.html
