Le pourcentage de saturation du sol est l'un des facteurs déterminants qui influencent la croissance des végétaux. Un sol est considéré comme saturé lorsque tous les vides et les espaces interstitiels situés entre ses particules sont entièrement remplis d'eau. Le sol présente alors une texture pâteuse, comparable à celle d'une boue épaisse.
Le pourcentage de saturation correspond à la teneur en eau du sol exprimée en pourcentage de la quantité d'eau nécessaire pour atteindre le niveau de saturation. Il s'agit donc d'une mesure de capacité, qui reflète la quantité maximale d'eau que le sol peut retenir.
Les facteurs qui influencent la saturation du sol
La quantité d'eau nécessaire pour saturer un sol dépend étroitement de ses caractéristiques physiques. Le sable grossier, par exemple, possède une grande capacité à absorber l'eau avant d'atteindre son point de saturation, grâce à ses pores volumineux.
À l'inverse, un sol compacté, quel que soit son type, nécessite beaucoup moins d'eau pour être saturé. En effet, la compression élimine une grande partie des espaces entre les particules, réduisant ainsi le volume disponible pour stocker l'eau.
Comment mesurer la saturation du sol ?
La détermination du pourcentage de saturation s'effectue généralement en laboratoire selon un protocole précis :
D'abord, l'échantillon de sol est pesé tel qu'il a été prélevé sur le terrain. On ajoute ensuite de l'eau jusqu'à ce que l'échantillon atteigne 100 % de saturation, puis on le pèse à nouveau. L'échantillon est ensuite placé dans une étuve afin d'être séché jusqu'à l'élimination complète de son humidité.
La différence de poids entre le sol sec et l'échantillon initial correspond à la quantité d'eau contenue dans le sol. Le rapport entre cette masse d'eau et le poids total de l'échantillon saturé permet alors de calculer le pourcentage de saturation du sol.
Saturation du sol et santé des plantes
Les plantes absorbent l'air dont elles ont besoin à travers leurs racines. Un sol totalement saturé peut donc provoquer l'asphyxie de la plante, car l'eau occupe tout l'espace normalement réservé à l'oxygène.
Idéalement, un sol équilibré devrait contenir environ 50 % d'espaces ouverts ou de vides, remplis à parts égales d'eau et d'air. Cette répartition optimale fournit à la plante à la fois l'eau et l'oxygène indispensables à sa croissance.
Cependant, la combinaison d'une forte teneur en eau et d'un sol compacté peut créer des conditions défavorables, pouvant entraîner l'échec des cultures et le dépérissement des végétaux.
Autres mesures importantes du sol
Les pédologues, spécialistes des sciences du sol, mesurent également d'autres paramètres essentiels :
L'eau gravitationnelle : il s'agit de l'eau qui s'écoule librement à travers le sol sous l'effet de la gravité et qui n'est pas retenue par les particules.
La capacité au champ : elle correspond à la quantité d'eau que le sol retient dans des conditions normales, après écoulement de l'eau gravitationnelle. La majeure partie de cette eau est accessible aux plantes via leur système racinaire.
Le point de flétrissement : une petite fraction de l'eau reste toutefois prisonnière du sol et ne peut pas être absorbée par les plantes. Ce seuil critique, appelé point de flétrissement, marque la limite en dessous de laquelle la plante ne peut plus puiser d'eau et commence à se dessécher.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/outdoor-growing/1007110817.html
