Le paillis est un élément indispensable de tout jardin en bonne santé, qu'il s'agisse de plantes potagères ou purement ornementales. Il protège les végétaux du froid en hiver, conserve l'humidité tout au long de l'année, limite la pousse des mauvaises herbes, empêche les racines d'être exposées aux variations de température et se décompose progressivement en matière organique riche en nutriments précieux, tout en donnant au jardin un aspect soigné.
Pas un pourcentage, mais une épaisseur
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la quantité de paillis ne doit pas être calculée en proportion de la terre végétale présente dans votre jardin. Que vous disposiez de quelques centimètres ou de deux mètres de terre avant d'atteindre la couche sous-jacente, l'épaisseur de paillis recommandée reste identique. Le facteur déterminant est avant tout le type de paillis utilisé.
Les paillis légers
Avec un paillis léger, comme le foin ou les feuilles mortes, une couche d'environ 15 centimètres convient parfaitement. Ces matériaux se tassent rapidement dès qu'ils sont saturés d'eau ou piétinés. Si vous en appliquez moins, les mauvaises herbes finiront par percer cette barrière protectrice. Bonne nouvelle : avec du foin ou des feuilles mortes, il est pratiquement impossible d'en mettre trop.
Les paillis denses
En revanche, la prudence s'impose avec les paillis plus denses, notamment la plupart des produits du commerce tels que la paille de pin, l'écorce de pin ou le paillis de cyprès. Une couche de 5 centimètres suffit dans tous les cas, quelle que soit la plante paillée ou la période de l'année. En effet, 5 centimètres de matériau dense et riche en carbone représentent le maximum décomposable en matière organique sur une année : c'est donc l'épaisseur idéale.
Les conséquences d'une épaisseur inadaptée
Un paillage excessif peut avoir des conséquences désastreuses pour votre jardin. Certes, une couche très épaisse protège efficacement les racines du gel au cœur de l'hiver, mais elle risque de provoquer une véritable épidémie de pourriture racinaire au printemps. La capacité du paillis à retenir l'eau est généralement un atout ; toutefois, si la couche est trop épaisse, l'eau ne s'évacue plus et les racines pourrissent rapidement dans un sol gorgé d'eau.
À l'inverse, un paillage trop mince sera tout simplement inefficace : les mauvaises herbes traverseront la couche, l'humidité s'évaporera rapidement du sol et les systèmes racinaires ne seront pas correctement isolés.
À retenir
L'épaisseur du paillis dépend du matériau choisi : comptez environ 15 centimètres pour les paillis légers comme le foin ou les feuilles mortes, et 5 centimètres pour les paillis denses du commerce. Cette règle simple garantit un sol protégé, humide et fertile, sans risque de pourriture des racines.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049261.html
