Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis) appartient à la famille de la menthe et pousse naturellement le long des côtes méditerranéennes, baignées par les embruns salés. Ses longues feuilles fines et effilées dégagent un arôme puissant rappelant celui du pin. Très apprécié en cuisine pour parfumer viandes et légumes, il entre également dans la composition de nombreuses vinaigrettes et constitue une garniture élégante.
Climat idéal pour le romarin
Le romarin est une plante vivace rustique dans les zones de rusticité 7 à 9 de l'USDA, où les hivers sont doux ; ailleurs, il est considéré comme une vivace frileuse. Il tolère les gelées légères, mais dans les régions soumises à des hivers rigoureux, il est préférable de le cultiver en pot afin de pouvoir le rentrer à l'abri dès l'arrivée du froid.
La germination du romarin
Le romarin se révèle capricieux lorsqu'il est semé : la germination prend entre 15 et 20 jours et exige beaucoup de patience. Pour obtenir des résultats plus rapides et fiables, privilégiez les boutures ou le marcottage aérien prélevés sur une plante mère vigoureuse et bien établie.
Où planter le romarin
Pour une plantation en pleine terre, choisissez un emplacement bénéficiant d'une bonne circulation d'air et de huit heures d'ensoleillement quotidien — ou de quatre à six heures en climat très chaud. Assurez-vous également que le terrain draine bien l'eau. Espacez les plants de 30 à 45 centimètres. Pour une culture en pot, Jo Ann Gardner, jardinière d'herbes aromatiques depuis 25 ans et auteure de Herbs in Bloom, recommande des pots en terre cuite préalablement trempés, suffisamment grands pour accueillir confortablement une plante de 60 centimètres à 1,20 mètre de hauteur.
Le sol adapté au romarin
Le romarin apprécie un sol alcalin à neutre, avec un pH compris entre 6,0 et 7,5. Si votre terre affiche un pH inférieur à 6,0, incorporez des coquilles d'œufs pulvérisées ou une autre source de chaux. Un sol sableux et bien drainé est essentiel à l'épanouissement de la plante : il ne doit jamais être si compact que l'eau stagne autour des racines.
L'arrosage du romarin
Le romarin préfère avoir « les pieds au sec » : mieux vaut n'arroser que lorsque le sol est sec sur quelques centimètres de profondeur. Évitez tout excès d'eau, car il freine la croissance de l'herbe aromatique. Cultivé en intérieur, le romarin en pot a tendance à se dessécher en raison du manque d'humidité ambiante. Pour éviter qu'il ne dépérisse, vaporisez régulièrement ses feuilles d'eau. Autre astuce efficace : disposez quelques petits cailloux dans une soucoupe, versez-y de l'eau, puis posez le pot dessus ; l'évaporation crée une atmosphère humide bénéfique autour de la plante.
La fertilisation du romarin
Le romarin se contente d'un ou deux apports légers d'engrais par an. Fertilisez une première fois au printemps avec un engrais équilibré et dilué, de type 20-20-20, puis une seconde fois en été. Comme le romarin pousse peu, voire pas du tout, durant l'hiver, il n'a besoin d'aucun apport nutritif pendant les mois froids.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-rosemary/1007024510.html
