Le chou est un légume de saison fraîche qui se décline en nuances de rouge, de violet ou de vert. Ses pommes, aux feuilles cloquées ou lisses, peuvent être rondes, aplaties ou pointues. Semé très tôt au printemps, il est récolté avant que la chaleur estivale n'atteigne son apogée. Au-delà des soins culturaux appropriés, une récolte réussie dépend également d'une lutte rapide contre les ravageurs, notamment le puceron cendré du chou (Brevicoryne brassicae).
Plantes hôtes
Le puceron cendré du chou est un ravageur exclusif des crucifères présent dans le monde entier. Il n'infeste et ne se nourrit que du chou et d'autres légumes appartenant à la famille des Brassicacées. Les infestations graves restent toutefois relativement rares et ne surviennent que par périodes. Ces insectes ne vivent jamais isolément : ils forment de denses colonies sur les plantes attaquées. Bien qu'ils ne se nourrissent pas des cultures non crucifères, ils utilisent celles-ci comme abri pour hiverner.
Description
Les pucerons adultes mesurent environ 1,6 mm de long et arborent une couleur blanc verdâtre. Qu'ils soient ailés ou aptères, leur corps est recouvert d'un enduit cireux grisâtre. Seuls les individus ailés, dotés d'ailes gris-vert et d'un corps noir, en sont dépourvus. Les femelles déposent leurs petits œufs, longs de moins de 1 mm, dans les résidus de culture. Les nymphes qui en émergent, de forme piriforme, sont blanc verdâtre et acquièrent progressivement leur revêtement cireux en grandissant.
Dégâts causés
À l'image des autres espèces de pucerons, le puceron cendré du chou est un insecte suceur qui se nourrit de la sève des plantes. Il cible particulièrement le jeune feuillage et les parties florales, et on le retrouve souvent enfoui au cœur des pommes de chou et des choux de Bruxelles. Les plantules ne sont généralement pas touchées : les populations commencent à croître après la transplantation ou l'éclaircissage. Une infestation sévère provoque l'enroulement des feuilles, un retard de croissance, voire la mort des jeunes plants.
Méthodes de lutte
L'introduction de prédateurs naturels sur les plantes infestées permet de réduire, voire d'éliminer, le recours aux pesticides. L'extension de l'Université de Californie recommande de différer autant que possible tout traitement chimique, tant que la qualité du rendement n'est pas compromise. Parmi les alliés naturels figurent les larves de syrphes, les coccinelles et la guêpe parasitoïde Diaeretiella rapae. Il est essentiel de préserver l'habitat de ces auxiliaires autour des cultures afin de favoriser l'essor de leurs populations et une régulation efficace du ravageur. En cas de nécessité, la lutte chimique repose sur des produits à base de flonicamide, de chlorpyrifos, de diazinon ou d'acétamipride.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-mint/1007023733.html
