Une plante absorbe une quantité impressionnante d'eau au cours de sa vie. Plus de 90 % de l'eau qu'elle puise est ensuite restituée à l'atmosphère sous forme de vapeur d'eau, grâce au processus de transpiration. Un arbre peut ainsi libérer jusqu'à 600 litres d'eau par jour par ses feuilles. En été, un simple érable est capable d'extraire environ 190 litres d'eau du sol chaque heure pour les faire circuler jusqu'à sa couronne.
Mais les arbres ne se contentent pas de consommer l'eau : ils jouent également un rôle essentiel dans la protection des ressources hydriques de notre planète.
La photosynthèse et la transpiration
La feuille assure toute la production alimentaire de l'arbre grâce à la photosynthèse. Ce processus, véritable moteur solaire, utilise la lumière du soleil comme source d'énergie. Pour maximiser la photosynthèse, la feuille déploie une surface maximale face aux rayons du soleil.
Le dioxyde de carbone est également indispensable à ce mécanisme. Or, la membrane végétale est imperméable au CO₂ sous forme gazeuse : il ne peut atteindre les cellules de la plante que par contact avec l'eau. Les besoins en eau de l'arbre font donc partie intégrante du coût de la photosynthèse.
L'absorption de l'eau par les racines
L'eau et les nutriments sont absorbés par les racines de l'arbre, puis la sève brute est transportée vers la couronne à travers le xylème, le tissu conducteur du bois. Remarquablement, cette sève s'élève contre la gravité, parfois sur plus de cent mètres dans le cas des séquoias géants.
Ce phénomène repose sur un mécanisme amorcé par l'évaporation de l'eau au niveau des feuilles. L'eau tend naturellement à migrer d'une zone vers une autre zone moins riche en eau — cette propension se mesure par ce qu'on appelle le potentiel hydrique. C'est cette tension qui tire l'eau du xylème afin de remplacer celle perdue par la transpiration.
Comment les arbres régulent-ils leurs pertes en eau ?
Les stomates sont de minuscules ouvertures qui ne représentent qu'environ 1 % de la surface foliaire. Pourtant, plus de 90 % de l'eau transpirée par les feuilles s'échappe par ces pores. Leur grande capacité d'ouverture et de fermeture permet à l'arbre de réguler finement ses pertes en eau.
Le mouvement des stomates répond à plusieurs facteurs environnementaux : la température, la concentration en dioxyde de carbone et la lumière. La plupart des arbres ont développé des stratégies d'adaptation à la sécheresse, telles que l'ouverture et la fermeture rapides des stomates, le développement de systèmes racinaires profonds et étendus, ou encore la capacité à stocker l'eau dans leurs organes.
Les arbres dans le cycle de l'eau
L'eau transpirée par les arbres n'est jamais vraiment perdue. Ils participent activement au grand cycle qui fait circuler l'eau du sol vers les nuages, puis du ciel vers la terre. La transpiration, combinée à l'évaporation de l'humidité terrestre, fournit près des deux tiers des précipitations qui tombent sur les continents.
Les forêts captent et stockent l'eau : elles constituent ainsi un maillon fondamental de l'approvisionnement en eau potable dont dépendent des milliards d'êtres humains et d'autres créatures vivantes à travers le monde. Les forêts urbaines elles-mêmes s'avèrent être une composante essentielle des infrastructures hydriques modernes.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-trees/1007093532.html
