Grotesque ou majestueux ? Étrange ou merveilleux ? Personne ne reste indifférent devant le baobab (Adansonia spp.). Avec son tronc massif en forme de bouteille capable d'emmagasiner des milliers de litres d'eau de pluie, cet arbre hors norme offre nourriture, eau, abri et remèdes aux populations vivant dans son aire d'origine. Voici ce qui fait du baobab une espèce véritablement exceptionnelle.
Un arbre pas comme les autres
Certains arbres, comme certaines personnes, semblent venir d'une planète plus grandiose que les autres : ils impressionnent par leur allure surdimensionnée, au sens propre comme au sens figuré. Le baobab fait partie de cette catégorie. Les troncs de certains spécimens peuvent s'élever jusqu'à 30 mètres de haut, pour une circonférence atteignant 27 mètres. Son écorce, épaisse et gris-brun, protège un corps imposant dont les feuilles, grandes comme la main d'un adulte, tombent durant la saison sèche.
Une capacité de stockage d'eau stupéfiante
Le baobab exploite son large tronc partiellement creux comme un réservoir naturel. Selon les spécialistes en aquaculture de l'Université Langston, certains baobabs africains peuvent stocker jusqu'à 120 000 litres d'eau (environ 31 700 gallons) à la fois. Ces réserves vitales permettent à l'arbre de survivre aux températures brûlantes et aux sécheresses prolongées qui caractérisent son habitat d'origine : les zones boisées chaudes et arides d'Afrique, de Madagascar et d'Australie. En culture, le baobab se plaît dans les zones de rusticité USDA 10 à 12, mais il exige un emplacement protégé en zone 10A.
Des fleurs éphémères et des fruits insolites
La floraison du baobab renforce l'impression d'un arbre venu d'ailleurs. Imaginez d'énormes pétales blancs pouvant mesurer jusqu'à 18 centimètres de long, entourant un bouquet d'étamines évoquant un gros pompon poudré violet. Les boutons apparaissent au bout de longues tiges retombantes ; ils éclosent, se fanent et tombent en moins de 24 heures. Ce sont les roussettes, ces chauves-souris frugivores, qui assurent la pollinisation. Les fleurs dégagent un parfum sucré et intense lorsqu'elles sont vivantes, puis une odeur puissante et désagréable une fois fanées.
Quant au fruit, il a la forme et la taille d'une grosse gourde : gris, velouté et rempli de graines noires. Certains le comparent à des rats desséchés suspendus par la queue, une image à l'origine de l'un de ses surnoms : l'« arbre aux rats séchés ».
Les multiples dons du baobab
La réputation presque mythique du baobab vient de l'immense générosité dont il fait preuve envers les habitants de son aire naturelle. Ses troncs creux servent de citernes d'eau, d'habitations, de prisons et même de pubs, tandis que les abeilles y installent volontiers leurs ruches. Ses feuilles et ses jeunes pousses tendres se consomment comme légumes, cuits, frais ou séchés. Ses graines noires, une fois grillées, permettent de préparer une boisson rappelant le café. Son feuillage attire également des chenilles, appréciées comme source de protéines en Afrique, et nourrit le bétail ainsi que la faune sauvage. Enfin, son écorce fournit des fibres servant à fabriquer vêtements, cordages et filets de pêche — et l'arbre régénère naturellement son écorce après chaque récolte.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-trees/1007019065.html
