Les érables argentés (Acer saccharinum) sont des érables au bois tendre comprenant plusieurs cultivars. Comme ils possèdent le bois le plus tendre parmi les érables utilisés en menuiserie, on les appelle souvent « érables mous ». Leur nom officiel vient toutefois de leurs feuilles, vert moyen sur la face supérieure et blanc argenté sur la face inférieure. Ce sont des arbres de taille moyenne à grande, à couronne arrondie ou étalée, à croissance rapide. Quelques ravageurs et maladies peuvent laisser un duvet blanc sur leur feuillage.
Les pucerons lanigères de l'aulne
Les pucerons lanigères de l'aulne (Paraprociphilus tessellatus) doivent leur nom à la cire blanche et duveteuse qui recouvre leur abdomen, dont une partie peut demeurer déposée sur les feuilles. Gris à noirs, ils ont besoin à la fois de l'aulne et de l'érable argenté pour compléter leur cycle de vie. Ils vivent en colonies sur les feuilles, les rameaux et l'écorce des arbres. Bien qu'ils causent rarement de dommages permanents, les feuilles infestées se froissent souvent et tombent prématurément au cours de la saison.
Les cochenilles
Comme les cochenilles sont immobiles, minuscules et dépourvues de pattes visibles, elles peuvent ressembler à des substances inertes laissées derrière elles par d'autres insectes. Plusieurs espèces de cochenilles infestent les érables : certaines sont plates — et effectivement d'aspect écailleux — tandis que d'autres évoquent du coton blanc. Elles se nourrissent en perçant les feuilles, les tiges ou les branches pour en aspirer la sève, ce qui peut finir par affaiblir voire tuer les branches touchées. Les feuilles peuvent jaunir et tomber tôt en saison, et les arbres gravement atteints restent rabougris et ne produisent que de petites fleurs et un feuillage réduit.
Traiter les pucerons lanigères et les cochenilles
Les spécialistes du service de vulgarisation coopérative de l'Université Clemson déconseillent les produits chimiques comme premier recours contre ces deux ravageurs. Traiter de grands arbres peut s'avérer peu pratique et coûteux, et les pesticides éliminent aussi les insectes bénéfiques qui régulent naturellement leurs populations. Les coccinelles sont des prédatrices redoutables des pucerons lanigères comme des cochenilles, tandis que les chrysopes s'attaquent aux pucerons et les guêpes parasitoïdes aux cochenilles. Les jardineries vendent souvent ces auxiliaires prédateurs, que les paysagistes peuvent ensuite relâcher directement dans les arbres infestés.
L'oïdium : une confusion fréquente
L'oïdium, ou « blanc », est une maladie fongique très répandue dont les spores forment des zones blanches et duveteuses sur le dessus des feuilles — un aspect qui peut être confondu avec des cochenilles ou d'autres infestations. Avant tout traitement, vérifiez donc que la substance blanche provient bien d'un insecte et non de l'oïdium, car chacun exige une méthode de lutte différente. Un indice caractéristique de l'oïdium est la présence de petits points noirs accompagnant souvent la poudre ou le duvet blanc : ces points permettent au champignon de se reproduire et de survivre aux températures plus fraîches. En cas d'infection sévère ou précoce en saison, l'oïdium peut être traité à l'aide d'une pulvérisation de soufre mouillable.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-trees/1007093195.html
