Le micocoulier occidental (Celtis occidentalis) est un arbre de taille moyenne très apprécié en aménagement paysager. Remarquablement résistant, il prospère même en milieu urbain, malgré la pollution atmosphérique et les autres contraintes environnementales. L'une de ses caractéristiques les plus reconnaissables est la base asymétrique de chacune de ses feuilles. Grâce à leur vert éclatant en été puis à leur jaune spectaculaire en automne, elles font du micocoulier un véritable atout décoratif pour le jardin. Cet arbre est rustique dans les zones de rusticité 3 à 9 de l'USDA.
Description des feuilles
Ovale, la feuille du micocoulier occidental atteint à maturité une longueur de 5 à 13 cm et une largeur de 2,5 à 6 cm. Sa face supérieure est rugueuse au toucher, tandis que sa face inférieure est lisse ou légèrement velue près des nervures ; ses bords sont finement dentés. Le pétiole, c'est-à-dire le petit pédoncule reliant la feuille à la tige, mesure en moyenne environ 1,7 cm.
Sa particularité la plus distinctive réside dans sa base inégale : un côté est plus grand, plus large ou plus arrondi que l'autre. Cette asymétrie, appelée base foliaire oblique, constitue un critère d'identification fiable de l'espèce.
Espèces apparentées
La texture et la forme des feuilles permettent également d'identifier les proches parents du micocoulier occidental, notamment le micocoulier nain (Celtis tenuifolia, parfois classé comme Celtis occidentalis var. pumila). Outre leur taille plus réduite, ces arbres produisent des feuilles plus petites que celles du micocoulier commun, dont les bords sont dépourvus de dents ou n'en présentent que quelques-unes.
Utilisations bénéfiques
Les feuilles du micocoulier possèdent des propriétés allélopathiques : elles libèrent des substances qui freinent la croissance des autres plantes. Elles constituent donc un excellent paillis pour les allées ou toute zone où l'on souhaite limiter la pousse des mauvaises herbes.
Elles représentent aussi une source de nourriture prisée par plusieurs espèces de chenilles de papillons, comme l'empereur fauve (Asterocampa clyton), dont la femelle pond ses œufs par groupes de 200 à 500 directement sur le feuillage. Les tortues aquatiques, les écureuils roux et les cerfs consomment également ces feuilles.
Enfin, selon les chercheurs du National Center for Atmospheric Research, le micocoulier figure parmi les essences les plus efficaces pour capter les polluants présents dans l'air, ce qui renforce son intérêt en milieu urbain.
Ravageurs et maladies
Plusieurs espèces d'insectes pondent leurs œufs sur les feuilles du micocoulier, provoquant la formation de poches ou de galles mamelonnaires sur leur face inférieure. Bien qu'inesthétiques, ces galles ne causent généralement pas de dégâts graves à l'arbre.
D'autres agents pathogènes peuvent également affecter le feuillage : le champignon responsable de la tache foliaire, qui engendre des plaques irrégulières décolorées, ainsi que l'oïdium, qui recouvre les feuilles d'un dépôt blanc poudreux. Une bonne circulation de l'air et un arrosage adapté contribuent à limiter ces problèmes.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/trees/1007027247.html
