Michael Dirr, expert américain des plantes ligneuses à l'Université de Géorgie, aime à surnommer les bouleaux les « dames de la forêt du nord ». Leur écorce dressée, souvent claire, illumine les longs hivers froids lorsque les branches sont dépouillées de leurs feuilles. Deux espèces se distinguent particulièrement par leur écorce lumineuse : le bouleau blanc (Betula populifolia) et le bouleau argenté (Betula pendula), également appelé bouleau blanc d'Europe.
Se fier uniquement aux noms vernaculaires pour comparer ces arbres s'avère risqué : le bouleau blanc est parfois désigné sous le nom de « bouleau gris ». Les deux espèces partagent néanmoins une écorce gris-blanc à blanc pur qui ne s'exfolie pas.
Origines
Le bouleau blanc est originaire des climats frais du nord-est de l'Amérique du Nord. Son aire naturelle s'étend de la Nouvelle-Écosse à l'Ontario, sans descendre au sud au-delà du Delaware. Arbre pionnier, il figure parmi les premiers à coloniser les clairières forestières de ces régions, sur tout type de sol acide.
Le bouleau argenté, quant à lui, provient d'Eurasie. Il pousse spontanément dans l'Europe continentale au nord des Alpes, puis vers l'est à travers la Russie, jusqu'aux hautes altitudes d'Asie centrale et de Sibérie.
Port et dimensions
Le bouleau blanc adopte volontiers une silhouette multicaule, dressée mais étroite. À maturité, il mesure généralement de 6 à 12 mètres de hauteur pour seulement 3 à 6 mètres d'envergure. Sa cime irrégulière, aux branches aérées, forme une pointe légèrement effilée au sommet.
Le bouleau argenté devient un arbre bien plus grand, habituellement doté d'un tronc central unique. Dans ses terres d'origine, il peut atteindre 30 mètres de haut ; en jardin, on observe plus couramment des sujets de 12 à 18 mètres de haut pour 8 à 12 mètres de large. Jeune, il dessine un triangle presque parfait, puis prend avec l'âge une forme ovale coiffée d'une pointe conique.
Caractéristiques
Les deux espèces produisent des feuilles vert foncé, pointues, longues de 2,5 à 7,5 cm. Bordées de fines dents doubles, elles sont larges et presque cordiformes à la base, puis se rétrécissent rapidement en pointe. Le bouleau blanc débourre légèrement plus tôt au printemps que le bouleau argenté.
Chez le bouleau argenté, les chatons mâles apparaissent généralement par groupes de deux, alors qu'ils sont solitaires chez le bouleau blanc. Les deux arbres offrent un feuillage doré à l'automne, mais celui du bouleau argenté se révèle plus fiable, d'un jaune intense et lumineux ; celui du bouleau blanc, séduisant sans être spectaculaire, tire plutôt sur le jaune-vert.
Conseils de culture
Cultivez ces deux bouleaux dans les zones de rusticité USDA 2 à 6, en plein soleil. Le bouleau argenté supporte un peu mieux la chaleur estivale, même s'il y souffre visiblement. Il préfère un sol frais et humide, tandis que le bouleau blanc exige un sol acide, mais tolère remarquablement bien les emplacements secs, sableux ou graveleux.
En Amérique du Nord, les deux espèces redoutent la saperde du bouleau (Agrilus anxius), insecte foreur dont les larves creusent des galeries sous l'écorce. Le bouleau argenté y est nettement plus vulnérable : une infestation peut entraîner sa mort. Le bouleau blanc, lui, prend un aspect chétif après une attaque, mais survit généralement. Son principal ennemi demeure toutefois la mineuse des feuilles.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-trees/1007093124.html
