Les sols résiduels sont des sols formés à partir de la roche mère par altération météorique. Le sol résiduel granitique, par exemple, résulte de l'érosion du granite suivie de l'apport progressif d'autres matériaux. Ces sols sont particulièrement répandus dans la péninsule malaisienne. Comme les échantillons prélevés à différentes profondeurs présentent des variations notables, il est impossible d'établir un tableau précis des propriétés de ce type de sol ; néanmoins, ses caractéristiques communes ont été soigneusement recensées.
Propriétés générales
Le sol résiduel granitique prélevé en surface ou à proximité de celle-ci présente une teneur en argile normale à faible, accompagnée d'une présence tout aussi réduite de minéraux micacés. Il en résulte des limites de liquidité basses ainsi qu'un indice de plasticité faible. À l'inverse, la teneur naturelle en argile — et donc la teneur en humidité — augmente proportionnellement à la profondeur de prélèvement.
L'importance de l'analyse
Tous les sols possèdent une composition chimique, une microstructure et une minéralogie qui leur sont propres. Il est donc essentiel que les concepteurs, les architectes et les ingénieurs en structure disposent d'une connaissance approfondie des caractéristiques prévisibles des sols, afin que leurs projets puissent anticiper leur comportement probable.
La présence de contaminants, notamment chimiques, modifie les propriétés du sol et influence directement sa réponse aux contraintes. Les chercheurs peuvent ainsi déterminer plusieurs paramètres clés : la compressibilité du sol, son coefficient de perméabilité, la taille et la distribution de ses grains, sa teneur naturelle en eau, sa résistance au cisaillement, son poids spécifique ainsi que ses limites d'Atterberg — ces dernières servant principalement à évaluer les caractéristiques de tassement.
Minéralogie et microstructure
Le sol résiduel granitique se compose principalement de quartz et de kaolinite, une argile à faible gonflement, auxquels s'ajoutent des minéraux secondaires tels que l'illite, la montmorillonite et la muscovite. Alors que les sols riches en quartz présentent généralement une texture granulaire, les minéraux argileux de type kaolinite favorisent quant à eux une structure feuilletée.
Le pH de cette argile se situe entre 4,34 et 6,93, ce qui confirme le caractère acide des sols résiduels granitiques. Par ailleurs, les concentrations en sulfates varient typiquement entre 2,21 parties par million (ppm) et 17,58 ppm, tandis que celles en chlorures oscillent entre 6 ppm et 75 ppm.
Sols contaminés
Le rythme croissant de l'urbanisation a entraîné une diminution corrélative de la disponibilité des sols vierges. La réutilisation de sols présentant un certain degré de contamination hérité d'un usage antérieur devient dès lors de plus en plus fréquente. Ces sols sont couramment employés dans des projets tels que les travaux de fondation sous remblais et sous chaussées. Dans ce type d'application, une connaissance exhaustive des propriétés du sol s'avère moins cruciale que pour la réalisation de couches porteuses situées sous des bâtiments.
Prenons l'exemple d'un sol ayant précédemment servi autour des cuves de stockage d'une installation pétrochimique : il contient à la fois de la chaux et des hydrocarbures. Cette particularité rend le sol moins compressible, et cette rigidité accrue, associée à une meilleure résistance à la compression, constitue un véritable atout technique.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-basics/1007018436.html
